Nous serons heureux de vous recevoir sur notre stand (F18) du Salon du Livre Rare et de l’Estampe, au Grand Palais, autour de notre passion commune pour le livre ancien. Il aura lieu à la fin de ce mois, du 22 au 24 avril 2016.
Nous vous proposons aujourd’hui des éléments de l’histoire intime de cette publication, à savoir certaines plaques ayant servi à imprimer certaines des compositions des deux premières chemises (celle de Georges Lepape en 1912 et celle de Charles Martin en 1913).
Pour la chemise de 1912, réalisée par Georges Lepape, nous proposons 5 plaques de zinc (4 avec deux illustrations, et 1 avec une seule), ce qui permis à Pierre Corrard de faire imprimer 9 (sur les 12) compositions qui forment cet album. Ce sont les planches I (La Toilette), II (L’Entr’acte), III (Les papillons), IV (La Balançoire), V (Les Coussins), VI (Le Verger), VII (Le Festin), VIII (Les Hermines) et XII (Travesti) dont on peut apercevoir comme une genèse.
La deuxième série de plaques, pour la chemise de Charles Martin en 1913, en compte 3 (deux double et une simple), et offre comme le miroir renversé de 5 compositions, les planches II (La Neige), VIII (Les Lucioles), IX (La Passerelle), X (L’Orage) et XI (Les Cerises).
Il est toujours extrêmement émouvant, pour un amoureux des livres, et des beaux livres, de tenir entre les mains des éléments qui permirent à ces magnifiques compositions de prendre vie…
Ces deux séries de plaques seront présentes sur notre stand (le F18) au salon du Grand Palais, à Paris, du 21 au 24 avril.
Une collection mythique, proposant le plus grand de la « littérature de combat de tous les temps et de toutes les tendances« , voici donc ce qu’était la collection Libertés, chez Jean-Jacques Pauvert, dont nous avons eu la chance, il y a peu, de rentrer un très grand nombre d’exemplaires.
Dirigée par Jean-François Revel (1924-2006), ce philosophe et écrivain iconoclaste français, la collection Libertés devient vite une référence, tant par sa maquette (un petit volume broché, de 9 cm sur 18, sous une couverture de papier kraft, maquette choisie telle pour son faible coût de production), que par son approche théorique. Elle proposera, le temps de sa courte vie (entre 1964 et 1967), 59 volumes, qui sont autant d’ « empêcheurs de penser en rond »…
En 1964, seront publiés :
Pourquoi des philosophes ? (texte de 1957), de Jean-François Revel (n°1)
Lettres anglaises (texte de 1734), de Voltaire (n°2)
Écrits philosophiques (choix de textes), de Denis Diderot (n°3)
Napoléon le petit (texte de 1852), de Victor Hugo (n°4)
L’Église et la République (choix de textes), d’Anatole France (n°5)
Les provinciales (texte de 1656), de Blaise Pascal (n°6)
Flagrand délit (texte de 1949), d’André Breton (n°7)
Profession de foi du vicaire savoyard (texte de 1762), de Jean-Jacques Rousseau (n°8)
Dialogues sur la religion naturelle (texte de 1776), de David Hume (n°9)
La littérature à l’estomac (texte de 1950), de Julien Gracq (n°10)
Pourquoi je ne suis pas chrétien (texte de 1960), de Bertrand Russell (n°11)
Du Pape (texte de 1819), de Joseph De Maistre (n°12)
Le Concile d’amour : Une tragédie céleste en cinq actes (texte de 1894), d’Oskar Panizza (n°13)
En 1965, 20 nouveaux volumes :
Les Luttes de Classes en France (texte de 1850), de Karl Marx (n°14)
Monographie de la Presse parisienne (texte de 1843), d’Honoré de Balzac (n°15)
Huit jours chez M. Renan (texte de 1913), de Maurice Barrès (n°16)
La cabale des dévots (texte de 1962), de Jean-François Revel (n°17)
La belle France (texte de 1898), de Georges Darien (n°18)
J’accuse ou la Vérité en marche, l’Affaire Dreyfus (choix de textes), d’Émile Zola (n°19)
Racine et Shakespeare (texte de 1823), de Stendhal (n°20)
Belluaires et porchers (texte de 1905), de Léon Bloy (n°21)
La liberté (choix de textes), de Mikhail Bakounine (n°22)
Le déshonneur des poètes (texte de 1945), de Benjamin Péret (n°23)
Dessins Politiques (texte de 1965), de Siné (n°24)
La trahison des clercs (texte de 1927), de Julien Benda (n°25)
Contre les chrétiens (texte de 178), de Celse (n°26)
Nouvelle Critique ou nouvelle imposture (texte de 1965), de Raymond Picard (n°27)
Français, encore un effort… (texte de 1795) de Donatien Alphonse François de Sade, précédé de L’inconvenance majeure (texte de 1965), de Maurice Blanchot (n°28)
Mort de la Morale bourgeoise (texte de 1930), d’Emmanuel Berl (n°29)
Les Francs-Parleurs (texte de 1965), de Jules Vallès (n°30)
La Question (texte de 1958), d’Henri Alleg, suivi de Une Victoire (texte de 1965) de Jean-Paul Sartre (n°31)
Constant polémiste (choix de textes), de Benjamin Constant (n°32)
Pamphlets (choix de textes), de Paul-Louis Courier (n°33)
En 1966, 16 volumes de plus :
Philosophes a vendre et autres écrits (choix de textes), de Lucien de Samosate (n°34)
Des jésuites (texte de 1843), de Jules Michelet et Edgar Quinet (n°35)
Aphorismes (choix de textes), de Georg Christoph Lichtenberg (n°36)
Portrait du colonisé, précédé de : Portrait du colonisateur (texte de 1957), d’Albert Memmi (n°37)
Le clavecin de Diderot (texte de 1932), de René Crevel (n°38)
Une faillite : La scolastique (texte de 1966), de Louis Rougier (n°39)
L’Homme-Machine (texte de 1747), de Julien Offray de La Mettrie (n°40)
Les quarante médaillons de l’académie (texte de 1864), de Jules Amédée Barbey d’Aurevilly (n°41)
Néo-critique et paléo-critique ou Contre Picard (texte de 1966), de Jean-Paul Weber (n°42)
Les chrétiens de gauche ou le parti gris (texte de 1966), d’Henri Gunsberg (n°43)
De Buonaparte et des Bourbons (texte de 1814), de François René de Chateaubriand (n°44)
Leur morale et la nôtre (texte de 1938), de Léon Trotsky (n°45)
La Lanterne (texte de 1870), de Henri Rochefort (n°46)
Les philosophes français du XIXe siècle (choix de textes), d’Hippolyte Taine (n°47)
Du témoignage (texte de 1930), de Jean Norton Cru (n°48)
Gobineau polémiste (texte de 1966), de Jean Boissel (n°49)
Et enfin, en 1967, les derniers 10 volumes :
L’idéologie froide (texte de 1967), de Kostas Papaioannou (n°50)
Racine Polémiste (choix de textes), de Raymond Picard (n°51)
En prison et Autres pamphlets (choix de textes), de Théophile De Viau (n°52)
Le joujou patriotisme (texte de 1891), de Remy de Gourmont (n°53)
D’Holbach portatif (choix de textes), du Baron d’Holbach (n°54)
Pamphlets (choix de textes), de Claude Tillier (n°55)
L’attraction passionnée (choix de textes), de Charles Fourier (n°56)
L’Antéchrist (texte de 1888), de Friedrich Nietzsche (n°57)
Quanta cura et syllabus (encycliques de 1864), de Pie IX (n°58)
En avant ! (texte de 1967), de Jean-Jacques Sempé (n°59)
À noter que les éditions créeront une seconde collection, dans l’exacte continuité de la précédente, nommée Libertés nouvelles, et qui proposera 23 volumes (dont 6 rééditions de son aînée) entre 1967 et 1972. Abandonnant le kraft pour un papier pelliculé, et les encres noires de la couverture pour une variation de couleurs fluo, la collection se décline ainsi :
Sept manifestes DADA, de Tristan Tzara et Francis Picabia (n°1)
La désobéissance civile (1849), de Henry David Thoreau (n°2)
La fin d’une parade philosophique: Le Bergsonisme (1929), de Georges Politzer (n°3)
Baudelaire polémiste (choix de textes), de Charles Baudelaire (n°4)
Le Cas Wagner suivi de Nietzsche contre Wagner (choix de textes), de Friedrich Nietzsche (n°5)
La Gauche contre Israël ? (1968), de Jacques Givet (n°6)
Contre Israël (1968), de Pierre Démeron (n°7)
Si De Gaulle était Petit (1968), de Jean Bosc (n°8)
Vietnam (1968), de Mary McCarthy (n°9)
Chroniques Du Canard (1968), de Morvan Lebesque (n°10)
Lettre aux directeurs de la Résistance (1952), de Jean Paulhan (n°11)
Pourquoi des philosophes ? (1957), de Jean-François Revel (réédition du n°1), (n°12)
Les deux cultures (1963), de Charles Percy Snow (n°13)
Asphyxiante culture (1968), de Jean Dubuffet (n°14)
Du Bonheur d’être Suisse sous Hitler (1968), de Jean-Baptiste Mauroux (n°15)
(nous n’avons trouvé aucune mention d’un numéro 16 : quelqu’un aurait une information ?)
Combat de franc-tireur pour une libération (1968), de Maurice Clavel (n°17)
Pourquoi je ne suis pas chrétien (1960), de Bertrand Russell (n°18)
J’accuse ou la Vérité en marche, l’Affaire Dreyfus (choix de textes), d’Émile Zola (réédition du n°19), (n°19)
La liberté (choix de textes), de Mikhail Bakounine (réédition du n°22), (n°20)
Dessins Politiques (1965), de Sine (réédition du n°24), (n°21)
Leur morale et la nôtre (1938), de Léon Trotsky (réédition du n°45), (n°22)
Français, encore un effort… (texte de 1795) de Donatien Alphonse François de Sade, précédé de L’inconvenance majeure (texte de 1965), de Maurice Blanchot (réédition du n°28), (n°23)
Le tirage de cette chemise est sur le même mode que celui de la chemise précédente : si les 12 premiers exemplaires sont toujours sur papier Japon des Manufactures de Shidzuoka, réimposé, dédicacé, et proposant, chacun, un original du dessin ayant servi à l’une des 12 planches de la chemise, ainsi qu’une suite en deux tons, les exemplaires suivants ne sont plus sur papier Japon. Ils sont tirés sur Papier Vélin de Cuve. Tout d’abord, 17 exemplaires sont proposés dédicacés, avec des remarques originales. Et enfin, 271 exemplaires complètent le tirage.
Les planches de cette sixième publication sont donc de Fernand Siméon :
Planche 1 : La Jeune Mère
Planche 2 : Piano et chant
Planche 3 : Danse
Planche 4 : Amazone
Planche 5 : Aux Courses
Planche 6 : La Chasseresse
Planche 7 : L’Homme volant
Planche 8 : Intérieur
Planche 9 : La Parure
Planche 10 : L’Attentat
Planche 11 : Bric-à-brac
Planche 12 : L’Écran
Paul Valéry (1871-1945), écrivain, poète et philosophe français, fait partie du panthéon des auteurs du XXe siècle. Bien qu’ayant commencé des études de droit, après une école dominicaine où ses parents l’avaient inscrite, il commence à écrire et à publier, à partir de 1889. Sa poésie d’alors est fortement inscrite dans la mouvance symboliste, et l’amène à côtoyer Pierre Louÿs, André Gide et surtout Stéphane Mallarmé. C’est en 1892 qu’il va commencer, selon ses propres dires, à s’éveiller à sa réelle « vie de l’esprit ». Il se consacre alors totalement à l’écriture, philosophique tout autant que fictionnelle ou poétique. Toujours fidèle à la vision poétique mallarméenne, il privilégie la maîtrise formelle, et place le sens en second plan, prétextant que « [ses] vers ont le sens qu’on leur prête ». Il se verra reconnu et comblé d’honneurs après la Première Guerre Mondiale. Il devient membre de l’Académie Française en 1925, où il prend la place d’Anatole France (qu’il parvient à ne pas citer une seule fois dans son discours de réception, en représaille de la position d’Anatole France contre la poésie de Stéphane Mallarmé), premier dépositaire d’une chaire de poétique au Collège de France en 1937… Durant toutes ces années, et les années qui suivent, sa curiosité intellectuelle le mène également dans les parages de la nouvelle physique, et il côtoie des scientifiques et philosophes comme Raymond Poincaré, Louis de Broglie, Henri Bergson ou Albert Einstein. Refusant de collaborer lors de l’Occupation, et allant même jusqu’à prononcer l’éloge funèbre d’Henri Bergson (dénigré par Vichy car d’origine juive), il est démit de ses nombreuses fonctions par le gouvernement. Membre du Front National de la Résistance, il mourra quelques semaines à peine après la fin de la Seconde Guerre Mondiale.
Fernand Siméon (1884-1928) est un peintre, illustrateur et graveur français. Élève de l’École des arts décoratifs, il y apprend et perfectionne son art de la peinture et surtout de l’eau-forte. C’est Auguste Lepère qui l’initie à la gravure sur bois. Il participera à de nombreux projets de cette époque, amenant surtout son style typique et sa maîtrise artistique dans le monde du livre, mais également dans celui des tapisseries, pour les Manufactures d’Aubusson.
Avec cette chemise, le mode de tirage des Modes et Manières d’aujourd’hui évolue. Les 12 premiers exemplaires, réimposés et dédicacés, sont toujours sur papier Japon des Manufactures de Shidzuoka, et proposent, chacun, un original du dessin ayant servi à l’une des 12 planches de la chemise, ainsi qu’une suite en noir. Mais les exemplaires suivants, quant à eux, sont tirés sur Papier Vélin d’Arches. Tout d’abord, 17 exemplaires sont proposés dédicacés, avec des remarques originales. Et enfin, 271 exemplaires complètent le tirage.
Les planches de cette sixième publication sont donc de Robert Bonfils :
Planche 1 : La Robe d’amour
Planche 2 : Au Bois
Planche 3 : Le Golf
Planche 4 : Cure de soleil au Maroc
Planche 5 : Le Bain
Planche 6 : Tailleur chinois
Planche 7 : Chapeaux de printemps
Planche 8 : La Marseillaise
Planche 9 : Le Jour des coupons
Planche 10 : Vers Le Dancing
Planche 11 : En Écoutant Satie
Planche 12 : La Journée du Poilu
Robert Bonfils (1886-1972) est un illustrateur, graveur et peintre (et il s’est même distingué dans le travail de reliure). Ayant étudié à la fois à l’École des Beaux Arts de Paris et aux Arts Décoratifs, il possède une large palette technique, et une connaissance approfondie de l’art du livre. Il deviendra, de ce fait, un des grands professeurs, reconnu et encensé, de l’École d’Estienne (de 1919 à 1951).
Juste après la Première Guerre Mondiale, et après la chemise réalisée la même année par Georges Lepape, Pierre Corrard va confier à André E. Marty et Tristan Bernard le volume publié en 1919. Cette chemise propose une vision à la fois du retour des soldats, et ouvre sur la joie folle, immédiatement postérieure, qui va animer les arts sous toutes leurs formes : les Années Folles…
Cette chemise est tirée, comme la précédente, à 300 exemplaires numérotés, tous sur Japon des Manufactures de Shidzuoka. Aux 12 premiers exemplaires, réimposés et dédicacés, sont joints un original du dessin ayant servi à l’une des 12 planches de la chemise, ainsi qu’une suite en noir. Viennent ensuite 17 exemplaires dédicacés, avec des remarques originales. Enfin, toujours sur papier Japon, 271 exemplaires complètent le tirage.
Les planches de cette cinquième publication sont donc de André-Édouard Marty :
Planche 1 : La Démobilisation
Planche 2 : Le Matin dans le parc
Planche 3 : La Répétition générale
Planche 4 : Le Golf
Planche 5 : Le Ciné
Planche 6 : Le Bal des sauvages
Planche 7 : Racing
Planche 8 : À l’oasis, la jupe lumineuse
Planche 9 : Le samedi à Médrano
Planche 10 : La Rythmique
Planche 11 : Chez l’antiquaire
Planche 12 : Les Ailes dans le vent
André-Édouard Marty (1882-1974) est un illustrateur, affichiste et décorateur français, dont le style est l’exemple parfait de ce que la période Art Déco a de meilleur. Ayant fait ses armes à l’École des Beaux-Arts de Paris, puis dans l’atelier de Fernand Cormon, à Montmartre, il met son style typique au service de revues diverses, et réalise des publicités, des affiches de théâtre (et même quelques costumes et décors, notamment avec la complicité de Jean Poiret), et illustre de nombreux ouvrages.
Tristan Bernard (1866-1947) est un romancier et auteur dramatique français. Sur l’impulsion de ses parents, il suit des études de droit, et prend ensuite la direction d’une usine d’aluminium… Mais rapidement, il va tout abandonner pour se consacrer à ses deux passions : le vélo et l’écriture. Il commence en 1891 à collaborer avec la Revue Blanche, et enchaîne ensuite sur de petites scènes qui vont avoir un certain succès. Si bien qu’il embrassera ensuite très vite la carrière de dramaturge. Humoriste facétieux, il est notamment connu pour ses petites phrases et ses mots d’esprit.
Arrive la Première Guerre Mondiale, et la série « Modes et Manières d’aujourd’hui » entre en sommeil jusqu’à la victoire de 1918. Pour la quatrième publication, qui paraîtra au début de l’année 1919, Pierre Corrard va refaire appel à Georges Lepape, avec un texte de Henry-Jacques. L’illustrateur va raconter ces années de guerre en douze « stations » (la mobilisation, la permission, les alertes, la victoire…), en prenant pour personnage central : la femme, dont le mari est au front.
Cette chemise est tirée, comme la précédente, à 300 exemplaires numérotés, tous sur Japon des Manufactures de Shidzuoka. Aux 12 premiers exemplaires, réimposés et dédicacés, sont joints un original du dessin ayant servi à l’une des 12 planches de la chemise, ainsi qu’une suite en noir. Viennent ensuite 17 exemplaires dédicacés, avec des remarques originales. Enfin, toujours sur papier Japon, 271 exemplaires complètent le tirage.
Les planches de cette quatrième publication sont donc de Georges Lepape :
Planche 1 : Août 1914
Planche 2 : À l’hôpital
Planche 3 : Permissionnaire
Planche 4 : Les Adieux
Planche 5 : Le Bien-aimé absent
Planche 6 : La Leçon
Planche 7 : Nostalgie
Planche 8 : Pluviose
Planche 9 : L’Alerte
Planche 10 : La Onzième Heure
Planche 11 : Fox-Trot
Planche 12 : La Victoire
Henry-Jacques est le pseudonyme littéraire d’Henri Edmond Jacques (1886-1973). Cet écrivain français eut plus d’une corde à son arc : musicologue, poète et prosateur, marin et journaliste. C’est d’ailleurs en temps que journaliste qu’il débute sa carrière dans l’écriture. Dès 1909, il écrit dans Paris Journal, puis à L’Ère nouvelle. À 28 ans, en 1914, il se trouve mobilisé pour la Première Guerre Mondiale. Cette expérience le marquera longuement. C’est donc tout naturellement qu’il va fournir à Pierre Corrard douze poèmes racontant cette expérience, pour ce volume des Modes et manières d’aujourd’hui.
Cette chemise est tirée, comme la précédente, à 300 exemplaires numérotés, tous sur Japon des Manufactures de Shidzuoka. Aux 12 premiers exemplaires, réimposés, sont joints un original du dessin ayant servi à l’une des 12 planches de la chemise, ainsi qu’une suite en noir. Viennent ensuite 17 exemplaires dédicacés, avec des remarques originales. Enfin, toujours sur papier Japon, 271 exemplaires complètent le tirage.
Les planches de cette troisième publication de la série sont de George Barbier :
Planche 1 : La Belle Matineuse
Planche 2 : La Vasque
Planche 3 : Le Coup de vent
Planche 4 : L’Oiseau volage
Planche 5 : L’Arc rouge
Planche 6 : Midi sur l’eau
Planche 7 : L’Îlot
Planche 8 : Roses dans la nuit
Planche 9 : Shéhérazade
Planche 10 : La Loge
Planche 11 : La Danse
Planche 12 : Arlequin
George Barbier (1882-1932) est l’un des artistes les plus emblématique de l’Art Déco. Peintre, dessinateur de mode et illustrateur, il figure régulièrement en bonne place, dès 1912, au Salon des artistes décorateurs. Collaborateur régulier de journaux satiriques (comme Le Rire ou La Baïonnette), il apparaît également dans les pages de la Gazette du Bon Ton, Femina, Vogue France, Comoedia illustré, Les Feuillets d’art… Il créa également de nombreux costumes et décors, pour le théâtre, le cinéma ou le music-hall.
Henri de Régnier (1864-1936), est un romancier et un poète proche du symbolisme. Issu d’une famille aristocratique de Normandie, il devait intégrer le corps diplomatique, et, pour se faire, il poursuivit des études de droit. Rapidement, pourtant, il quitte ces domaines pour se consacrer à la littérature. Dès 1885, il commence à publier de la poésie dans les revues symbolistes de France et de Belgique (notamment dans le revue Lutèce). Grand admirateur de Stéphane Mallarmé, on reconnait également dans sa plume les influences de Lecomte de Lisle et de José-Maria de Heredia (dont il épousa une des filles, Marie, elle-même connue sous le nom de plume de Gérard d’Houville, et qui signa également le texte du Modes et manières d’aujourd’hui de 1920 illustré par Robert Bonfils).
Cette chemise est tirée, comme la précédente, à 300 exemplaires numérotés, tous sur Japon des Manufactures de Shidzuoka. Aux 12 premiers exemplaires sont joints un original du dessin ayant servi à l’une des 12 planches de la chemise. Viennent ensuite 17 exemplaires dédicacés, avec des remarques marginales. Enfin, toujours sur papier Japon, 271 exemplaires complètent le tirage.
Les planches de cette deuxième publication de la série sont de Charles Martin :
Planche 1 : La Dame et le perroquet
Planche 2 : La Neige
Planche 3 : La Surprise
Planche 4 : La Mule
Planche 5 : Le Bain
Planche 6 : Le Retour de la chasse
Planche 7 : La Dame et l’enfant
Planche 8 : Les Lucioles
Planche 9 : La Passerelle
Planche 10 : L’Orage
Planche 11 : Les Cerises
Planche 12 : La Musique
Charles Martin (1884-1934) débute sa carrière dans des revues un peu légères, et peu à peu (à partir de 1912), il va dessiner et publier ses dessins dans les grandes revues de mode, françaises (La Gazette du bon ton, Fémina, et, bien sûr dans Modes et Manières d’aujourd’hui) ou américaines (Harper’s Bazar, Vanity Fair). Son trait, délicat, un peu influencé par les épures du cubisme, caractérise en le magnifiant l’Art Déco qui éclot à cette époque. Charles Martin va mettre son talent au service de toutes les formes qui le lui permettront : la mode, bien sûr, mais aussi les affiches, les papiers peints, les flacons de parfum, les meubles, etc.
« L’habit fait le moine. Pour les timorés que cela fâche et contrarie dans leurs habitudes de voir travestir un proverbe, communément reçu, mettons que l’habit révèle le moine. Les concessions sont la condition de la politesse. »
Pour expliquer son choix de publier cette série de chemises, consacrées à la mode du début du XXe siècle, Pierre Corrard prend la plume. Une plume précise, évocatrice, définitive.
« Car la Femme est l’éternelle occasion d’art »
Tirage à 300 exemplaires numérotés, sur Papier du Japon des manufactures de Shidzuoka. Les dix-sept premiers exemplaires possèdent des remarques originales.
Les planches de cette première chemise sont signées de Georges Lepape :
Planche 1 : La toilette
Planche 2 : L’entracte
Planche 3 : Les papillons
Planche 4 : La balançoire
Planche 5 : Les coussins
Planche 6 : Le verger
Planche 7 : Le festin
Planche 8 : Les hermines
PLanche 9 : Sur les marches du jardin
Planche 10 : Le rideau qui s’écarte
Planche 11 : L’habit persan
Planche 12 : Travesti
Georges Lepape est ce grand artiste de l’Art Déco, né à Paris le 26 mai 1887 et mort à Bonneval (Eure-et-Loir) le 15 février 1971. Dessinateur de mode, affichiste, graveur et illustrateur français, il possède un style élégant, souvent orientalisant, et éclatant de couleurs. Il est même considéré par certains comme le précurseur de la ligne claire. Il fut un proche de Paul Poiret, gravita autour des Ballets Russes, et illustra de très nombreux ouvrages, dont, par exemple, sa magnifique interprétation de « L’Oiseau bleu » de Maurice Maeterlinck.
19 Avr 2016
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Nous serons heureux de vous recevoir sur notre stand (F18) du Salon du Livre Rare et de l’Estampe, au Grand Palais, autour de notre passion commune pour le livre ancien. Il aura lieu à la fin de ce mois, du 22 au 24 avril 2016.
Afin de vous aiguiser l’appétit, n’hésitez pas à jeter un oeil sur le catalogue des ouvrages que vous pourrez y voir : Abraxas-Libris – catalogue pour le Grand Palais 2016 .
Bonne lecture ! Et au plaisir de vous y rencontrer !