Ce qui frappe tout d’abord le curieux et l’amateur, dans ce recueil, c’est la qualité des gravures ainsi que la qualité graphique des dessins réalisés par les artistes grecs !
Grâce à Pascale Picard-Cajan, on sait que Jean-Auguste-Dominique Ingres avait remarqué la beauté des vases grecs dans leur reproduction publiées par Tischbein, de Millin et de James Millingen (1774-1845). Pascale Picard-Cajan a, en effet, découvert les calques d’Ingres et a pu démontrer que Ingres « avait décalqué presque toutes les planches de vases citées dans les trois ouvrages ci-dessus, lui permettant ainsi d’étudier les principes de composition générale et les attitudes de chaque figure et de réutiliser certains motifs pour ses propres œuvres. » In Perspectives, actualité en histoire de l’art. Hildegard Wiegel.
Dans ce magnifique ouvrage, les vases sont classés par périodes (suivant les larges divisions de Winckelmann) et reproduits avec un soin et une fidélité sans précédent. Ce sont les premiers tirages « sur lesquels des portions manquantes et restaurées sont indiquées» (Dietrich von Bothmer). «La plupart des dessins ont été faits par M. Michel Steurnal, à Naples, et les gravures par M. Giangiacomo à Rome» (p.xii).
Les vases viennent de diverses collections prestigieuses dont celle de l’auteur, James Millingen.
Ouvrage rare. Recherché pour la qualité de ses reproductions et son importance historique.
Lors d’un précédent article concernant la revue « le Tour du Monde » nous avions évoqué avec vous le splendide voyage de Gustave Doré en Espagne en 1863. Nous vous présentons ici un voyage bien antérieur -puisqu’il date de 1836- et également illustré par un artiste reconnu de la première moitié du XIX° siècle : David Roberts, un artiste que l’on connaît surtout pour ses illustrations du voyage en Egypte qu’il effectuera en 1838. Dans ce livre sont réunies les 3 excursions d’Edouard Magnien en Espagne. (Excursions en Espagne, ou chroniques provinciales de la péninsule. Andalousie – La Biscaye et les Castilles – Le Royaume de Grenade) C’est du voyage en Espagne de David Roberts (1832) que sont tirées les gravures et les suites présentes dans cette rare édition complète du voyage de Magnien. En 1837 sont donc publiées les gravures de Roberts en Angleterre sous le titre « Picturesque sketches in Spain » et les 1200 exemplaires de ce livre sont épuisés en deux mois. Mais c’est en 1836 que les gravures paraissent pour la première fois outre-manche dans le « Jenning’s landscape annual or tourist in spain for 1836 ». Notre exemplaire contient, en plus des gravures, des suites que l’on trouvait dans le Jenning’s. Les exemplaires comprenant les 3 excursions sont rares.
La librairie va ré-ouvrir ses portes le lundi 11 mai. Depuis le confinement nous avons eu le plaisir de partager notre passion du livre par correspondance. Il est de temps de se retrouver. Bien sûr il faudra respecter les gestes barrières, garder vos distances physiques. Comme il fait beau, la porte sera ouverte et le restera pendant les horaires d’ouverture. Vous trouverez des indications sur la vitrine et la porte de la librairie pour le bon respect des règles de sécurité.
En ce qui concerne vos achats : n’hésitez pas à nous téléphoner pour réserver certains ouvrages et à visiter notre site à ces fins. Dans ce cas merci de prendre rendez-vous. Ce sera un plaisir de mettre les livres de côté pour vous.
Pour les personnes qui souhaitent nous vendre des livres : sauf cas exceptionnel nous n’achetons pas de livres en ce moment et préférons remettre les achats à plus tard. En attendant nous pouvons échanger sur vos bibliothèques avec grand plaisir et faire des estimations éventuelles et en discuter avec vous si vous le souhaitez.
Bien sûr il en va de même pour la pochothèque et la librairie Neige d’Antan. Pour l’instant les horaires restent les mêmes. Il peuvent évoluer selon les circonstances. N’hésitez pas à téléphoner pour vérifier si nous sommes ouverts ou non.
Cet abécédaire expressionniste très recherché a été entièrement gravé sur bois par le peintre et graveur allemand Conrad Felixmüller (Dresde, 1897 – Berlin, 1977), formé à la Dresden Kunstgewerbeschule puis à la Königliche Kunstakademie de 1911 à 1915. Artiste engagé, ses puissantes gravures évoquent les réalités sociales de la République de Weimar et dénoncent souvent la condition ouvrière à l’issue de la Première Guerre mondiale. Une pièce rare car vendu en feuille il reste peu d’exemplaire complet. 1 des 250 exemplaires sur Ingres après 100 exemplaires de tête sur vergé Bütten.
Rare et précieux ouvrage imprimé en Finlande, aux « éditions de la main droite » en 1945.
Magnifique collaboration entre Pierre Bettencourt – pour le texte et le frontispice -, Victor Brauner – pour le dessin gravé en couverture -, Henri Michaux pour l’exergue et « at last but not least »… Stendhal dont une citation est recopiée en couverture : « elle avait une petite robe blanche, courte et étroite, qui laissait voir les pieds. »
Tirage sur Arches (il n’aurait été tiré que 75 exemplaires). On consultera pour références l’étude dirigée par Sophie Lesiewicz : « Pierre Bettencourt : sous le signe du désordre, l’auteur et l’éditeur ».
Il n’a pas fallu attendre le XXI siècle pour qu’émerge la volonté d’attirer les enfants et les parents vers le livre en présentant des couvertures tape à l’oeil. Pour nos yeux d’aujourd’hui cette volonté de « vendre » a disparue et nous ne voyons plus dans cette démarche commerciale qu’une mise en valeur particulièrement réussie. Les cartonnages romantiques polychromes, les couvertures typographiées et gravées sont totalement et techniquement inscrits dans des périodes bien déterminées et cela fait à la fois leur charme et leur intérêt historique et bibliophilique.
Un dîner dans le monde chiens : Magnifique album de la collection du magasin des petits enfants publié par Hachette vers 1870, 8 pages, 4 planches hors-texte couleurs, et une double planche hors-texte couleurs (23 cm * 26 cm).
Les merveilles de la nature et de l’industrie humaine ou les chefs d’oeuvre de Dieu et de l’homme : Superbe cartonnage romantique de la librairie des bons livres imprimé en 1853, pleine toile de l’éditeur, grand in-8°, premier plat, quatrième plat et dos polychromes, tranches dorées, frontispice, faux-titre illustré, titre, 264 pages, 6 planches hors texte en noir et blanc sous serpente.
Chers amis bibliophiles amoureux de l’histoire du livre et de littérature, nous sommes heureux de vous présenter aujourd’hui le livre des livres dans sa troisième et rarissime édition : Les essais de Montaigne de 1587 !!!
C’est en 1572 que Montaigne commence la rédaction des essais, écriture qui le portera jusqu’à la mort en 1592. Du vivant de Montaigne auront été publié 4 éditions de son livre. 1580, 1582, 1587 et 1588. Il travaillait sur une nouvelle édition, celle-ci paraîtra sous l’égide de sa fille d’adoption, Marie de Gournay, en 1592 d’après les notes que Montaigne reportait sur son exemplaire de l’édition de 1588 (exemplaire que l’on appelle : l’exemplaire de Bordeaux car il était jusqu’au XIX° siècle, conservé dans l’anonymat et inconnu des éditeurs, à la bibliothèque de Bordeaux. Suivront de nombreuses éditions. Il faudra attendre la découverte de l’exemplaire de Bordeaux et le début du XX° siècle pour que l’importance des notes de Montaigne soit révélée aux lecteurs assidus des Essais.
L’édition de 1587 « corrige beaucoup de fautes présentes dans les deux premières impressions des Essais. C’est de loin l’édition la moins problématique puisqu’elle corrige la plupart des erreurs produites dans l’atelier de Simon Millanges » (Bibliotheca Desaniana Catalogue Montaigne paru aux Classiques Garnier en 2011, par Philippe Desan). Elle est très rare d’après Tchemerzine. Ici, en reliure d’époque, l’exemplaire est un parfait marqueur temporel de la vie de Montaigne et de son « Oeuvre ».
Pour éditer notre premier livre il nous fallait une occasion spéciale, François Asselinier nous l’a offerte et nous sommes très heureux et très fiers de vous présenter son dernier livre : Pour saluer Charles Baudelaire (et Charles Asselineau), à l’occasion du 150e anniversaire de la mort du poète.
L’auteur, écrivain et bibliophile, n’en est pas à son premier coup. Nous lui devons – sous un autre nom – deux très belles préfaces, l’une au Spleen de Paris et l’autre aux Fleurs du Mal, réédités par ses soins et imprimés à l’Imprimerie alençonnaise, successeur de Poulet-Malassis. Nous lui devons aussi un roman, Les Pays chimériques, tout imprégné de Baudelaire.
De la bibliophilie donc, extrêmement bien documentée, mais également un emballement pour la littérature, la langue et une tendresse jamais démentie pour son auteur de prédilection, Charles Baudelaire dont il nous semble entendre la voix tant François Asselinier est empli de sa vie et de ses œuvres, empli au point de rêver ce que personne n’a encore osé imaginer…
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Se sont-ils rencontrés, Baudelaire qui courait tous les hommes de lettres américains de passage à Paris, espérant recueillir la moindre bribe d’information concernant Edgar Allan Poe, et Herman Melville en voyage de repos et d’agrément, reprenant son souffle juste avant de s’immerger dans son chef-d’oeuvre Moby-Dick ? En 1849, fin novembre – début décembre, avec certitude les deux étaient là, à Paris, à quelques centaines de mètres l’un de l’autre. Se sont-ils croisés ? causé ? Et que se sont-ils dit ? Baudelaire a-t-il permis à Melville d’accoucher de Moby-Dick tel que nous le connaissons ? Melville a-t-il suggéré à Baudelaire la forme définitive que celui-ci finira par donner à ses Fleurs du Mal ? De cette rencontre possible, probable même, rêvée en tout cas, François Asselinier à trouvé un témoin, un témoin indirect mais un témoin : Charles Asselineau, le grand ami de Baudelaire, son premier biographe, le maître d’oeuvre de la publication des œuvres complètes du poète après son décès.
Le titre inscrit le livre dans une lignée : celle qui naît avec Jean Giono et son Pour saluer Melville bien sûr, et se poursuit avec Michel Le Bris et son Pour saluer Stevenson – même si Stevenson ne tient pas autant de place que Melville, loin s’en faut, dans le récit de François Asselinier.
A l’occasion du 150e anniversaire de la mort de Charles Baudelaire – le 31 août 1867 – , il a paru légitime de vouloir une nouvelle fois lui rendre hommage et, en passant, rendre également hommage à son fidèle et dévoué ami, ami aujourd’hui bien oublié.
Extrait : « Vous doutez n’est-ce pas ? cher ami… Vous doutez franchement de ma rencontre, de mon gam avec Melville… Vous pensez que, peut-être, j’ai inventé toute cette histoire… Que pendant des années je vous ai raconté des garnousettes comme disent les Belges, pour me moquer de vous, me payer gentiment votre tête, me jouer de votre crédulité… Ne dites pas non ! Je sais que vous doutez ! Vos yeux me le disent assez, et depuis assez longtemps… Eh bien allez-y ! Ouvrez ma malle, vous verrez… Allez-y !… Ouvrez, sacré saint Ciboire de sainte Maquerelle ! Ouvrez crénom !… – J’ouvre – Prenez-le, le premier livre, tout à droite, prenez-le… – Je le prends. Un gros volume, superbement relié, plein maroquin janséniste, au dos ces cinq nerfs très fins sont le travail, c’est certain, de Lortic, Lortic forcément, son relieur… Les initiales C.B. au bas du dos, en haut Moby-Dick, Herman Melville au-dessous, rien d’autre, aucune fioriture.
– Ouvrez le… – Je l’ouvre, et je tombe sur cet envoi, pleine page :
Arrowhead, january 1852
To Charles Beaudelaire
the poet, the whaler,
in recollection of a good gam, a « bon causerie »
in the middle of the ocean, in Paris,
from another whaler
Herman Melville
How many barrels by now ?
– sperm whale of course.
J’en reste bouche bée… »
Il a été tiré de cet ouvrage 550 exemplaires répartis comme suit :
50 exemplaires sur vergé conqueror sous couverture blanche côtelée, signés par l’auteur, dont 20 hors commerce. (H. C.) à 35 euros.
et 500 exemplaires sur papier olin rough sous couverture lie-de-vin à 20 euros.
A destination des consoeurs et confrères qui souhaiteraient commander des exemplaires pour la revente merci de nous contacter par mail ou par téléphone au 02 99 66 78 68.
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30 Juin 2020
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Grâce à Pascale Picard-Cajan, on sait que Jean-Auguste-Dominique Ingres avait remarqué la beauté des vases grecs dans leur reproduction publiées par Tischbein, de Millin et de James Millingen (1774-1845). Pascale Picard-Cajan a, en effet, découvert les calques d’Ingres et a pu démontrer que Ingres « avait décalqué presque toutes les planches de vases citées dans les trois ouvrages ci-dessus, lui permettant ainsi d’étudier les principes de composition générale et les attitudes de chaque figure et de réutiliser certains motifs pour ses propres œuvres. » In Perspectives, actualité en histoire de l’art. Hildegard Wiegel.
Dans ce magnifique ouvrage, les vases sont classés par périodes (suivant les larges divisions de Winckelmann) et reproduits avec un soin et une fidélité sans précédent. Ce sont les premiers tirages « sur lesquels des portions manquantes et restaurées sont indiquées» (Dietrich von Bothmer). «La plupart des dessins ont été faits par M. Michel Steurnal, à Naples, et les gravures par M. Giangiacomo à Rome» (p.xii).