En vitrine cette semaine 8 volumes de Paul Lacroix, Paris, édités par la Librairie de Firmin-Didot et Cie et magnifiquement illustrés de chromolithographies et de figures sur bois.
Connu sous les pseudonymes P.L. Jacob ou Bibliophile Jacob, Paul Lacroix (1806-1884) est un érudit, auteur de romans et de livres d’histoires, mais il est surtout l’ « homme livre », celui qui a su le mieux parler des livres et de son amour inconditionnel pour eux.
Ses publications historiques et bibliographiques qui concernent la vie artistique et culturelle du Moyen-Âge au XVIIIe siècle, restent des modèles et sont devenues une source d’inspiration, mêlant érudition et facilité de lecture.
Octave Uzanne (homme de Lettres, bibliophile et éditeur, 1851-1931) le choisit d’ailleurs comme maître à penser et écrit dans une épître dédicatoire placée en tête de la Guirlande de Julie, en 1875 « heureux ou non dans l’avenir, ayant votre exemple comme guide et votre mérite comme but, je marcherai fièrement en avant ». Dans le revue Livre, il le décrit comme « un causeur intarissable, spirituel, délicat, un narrateur exquis, qui savait faire revivre ses souvenirs avec une précision et un charme de jeunesse inoubliables. »
C’est un procédé d’impression lithographique (reproduction par impression de dessins tracés sur une pierre calcaire) en couleurs, fondé sur la quadrichromie, théorisé et mis en pratique par Godefroy Engelmann (1788-1839). Cette technique permet d’obtenir une multitude de nuances possibles en utilisant des impressions successsives des trois couleurs primaires, cyan, jaune et magenta, auxquelles on ajoute le noir mais égalements des ors.
Vous pouvez retrouver les ouvrages de Paul Lacroix sur notre site :
Pour les bibliophiles qui préparent Noël : nos idées cadeaux. Au tournant du XIX° suite au succès des cartonnages dédiés aux aventures extraordinaires de Jules Verne et de Paul d’Ivoi, certains éditeurs ont édité de luxueux albums de grande taille (30 * 37 cm), dont voici trois très beaux exemples : Richelieu illustré par Maurice Leloir, dans son magnifique cartonnage d’éditeur. Texte de Théodore Cahu. Le Roy Soleil, de Gustave Toudouze avec des illustrations de Maurice Leloir. Tous les deux édités chez Combet et Cie. Les amateurs ne manqueront surtout pas notre exemplaire du Roy Soleil avec sa rarissime jaquette. (Exemplaire de 1931 qui lui, fut édité par Boivin et cie !) Quant au Napoléon, la pièce rare de la collection, édité chez Boivin et Cie, avec un texte de Montorgueil il est illustré par Job. Pour notre catalogue des éditions anciennes « Boivin » cliquez ici. Quelques ouvrages de chez Combet ici.
Nous sommes le 1er Octobre et le rayon continue à s’enrichir. A consulter dès maintenant et dans les semaines qui viennent , notre section archéologie bretonne et également notre section archéologie dans son ensemble qui s’élève actuellement à près de 1100 références. Pour bien naviguer dans cette océan de livres il vous faudra affiner votre recherche. A venir des dizaines de livres en anglais, sur les celtes et le mégalithisme.
En 1966 Vincent Monteil, Centurion qui émancipe, offre ses mémoires intitulées « Soldat de Fortune », imprimées chez Grasset, à Olga et Théodore Monod. De Jérusalem à Dakar en passant par Séoul et Hanoï ce soldat de fortune va oeuvrer pour la décolonisation.
Envoi de Vincent Montes à Olga et Theodore Monod
Monteil et Monod se connaissent, il partage la même croyance en l’Homme. Citons le très bon article de Jean Moncelon sur son site dédié aux pèlerins d’Orient. « En 1963, Théodore Monod est élu à l’Académie des Sciences. Cette nomination le pousse à demander un successeur à la tête de l’IFAN. Ce sera Vincent Monteil qui était directeur du Département Islam depuis 1959. Vincent Monteil, disciple de Louis Massignon, et dernier survivant de cette époque, a raconté ses années à Dakar dans un ouvrage malheureusement épuisé, Soldat de fortune. Théodore Monod quittera donc Dakar et d’une certaine manière l’Afrique en 1965, non sans quelque nostalgie, mais avec aussi une conviction qu’il gardera jusqu’à la fin de sa vie : « L’Occident c’est l’individualisme. L’Afrique c’est le groupe. Ces deux systèmes ne sont pas compatibles. L’un est hélas en train de détruire l’autre ». »
Et le deuxième paragraphe de son ouvrage qui exprime les valeurs de son parcours : « Je suis resté longtemps un soldat de fortune. Né dans la tradition coloniale, mais dans le non-conformisme familial, j’ai passé un quart de siècle sous l’uniforme. Au moins deux fois, dans ma vie militaire, au Tonkin et au Maroc, j’ai vu amener mon drapeau. Pourtant je n’ai pas le cœur brisé et l’évolution des choses me semble juste et normale. Après tant de cris d’amertume poussés par tant de soldats perdus, pourquoi ne ferais-je pas entendre la voix d’un officier de tradition, de vocation et de fortune, qui n’a jamais pu croire que décoloniser pût être un déshonneur ou un crime? »
Ici la page sur Monteil sur le site Jean Moncelon.
A découvrir en exclusivité sur notre stand (le n°16) au prochain salon du livre ancien qui aura lieu du 2 au 12 février 2012 à Paris dans le 13° arrondissement aux halles Freyssinet, ce rare ouvrage concernant Lyon : « les mystères de Lyon, histoire politique, philosophique anecdotique de la ville de Lyon » imprimés en 1852 chez Noyret, puis à partir du volume II chez Cajani.
Pont du collège, académie dans les pystères de Lyon par Linossier et Cajani 1852
L’ouvrage se compose ainsi : 6 volumes in-8° (17 * 25, cm) reliés demi-basane verte. Les quatre premiers volumes contiennent « Les Mystères » un roman populaire ayant pour théâtre la ville de Lyon. les deux suivants l’histoire de Lyon. Les deux ouvrages sont inséparables : les deux volumes de l’histoire portant la tomaison 5 & 6. Aucun exemplaire complet des deux derniers volumes n’est répertorié à ce jour dans les bibliothèques publiques de France et de Navarre. Seul le musée Gadagne de Lyon semble avoir un exemplaire complet. On trouve à la BNF seulement les 4 premiers volumes ou la réédition en un volume des Mystères qui date de 1856. Un exemplaire est passé en vente en 2008 (Les 4 premiers volumes seulement), à cette occasion l’expert disait : « Ce livre manquait à la plupart des collections lyonnaises passées en vente publique depuis au moins 25 ans. » Le tout est illustré de 28 gravures en noir ou en bistre reparties comme suit :
Les mystères de Lyon volume I : 5 planches
Les mystères de Lyon volume II : 4 planches
Les mystères de Lyon volume III : 4 planches
Les mystères de Lyon volume IV : 4 planches
Histoire de Lyon Vol I : 5 planches
Histoire de Lyon Vol II : 6 planches
Seules 3 planches ne concernent pas Lyon, la plupart des reproductions représentent des monuments célèbres, les quais, de plus les scènes sont souvent animées.
Quai fulchiron dans les mystères de Lyon par Linossier et Cajani 1852
Au milieu de la centaine d’ouvrages nouveaux sur Napoléon et sur le premier empire se trouvait l’ouvrage dont le titre est en tête de ce post.
Politicopolis vue par Napoléon lors de son voyage dans l'autre monde
Cet ouvrage Swiftien (Politicopolis fait fortement penser à l’Ile volante de Lagado) où Napoléon arrivé dans l’autre monde visite une ville nommée Politicopolis accompagné par un pur esprit que lui seul peut voir et avec qui il peut échanger sans être entendu, est supercherie littéraire qui à travers Napoléon s’attaque à tous les grands de ce monde. La cible principale n’en reste pas moins Napoléon. Il y rencontre de nombreux personnages historiques avec lesquels il évoque l’histoire de ce monde. L’auteur est très cultivé et le montre. On trouvera d’ailleurs en fin d’ouvrage une table des matières qui liste les personnages cités et rencontrés dans le livre.
Une petite citation s’impose pour donner le ton de l’ouvrage : après une longue conversation avec Elisabeth I d’Angleterre qui se finit par la décapitation de la reine vierge par le Pape Sixte V.
« Nous voilà dans la foule pressés, coudoyés par toutes sortes de gens. Un nègre se trouva nez à nez avec moi, me reconnut, et se disposait à me frapper ; mais Franceschi, l’ayant touché avec verge de fer, le terrassa en un clin-d’oeil : je le regardait attentivement, et reconnut Toussaint l’Ouverture. Quoi ! lui-dis je, ta haine envers moi, dure, même au-delà du tombeau ? Assurément dit-il, car je te regarde comme le plus grand ennemi de la liberté ! au moins les royalistes de 91 ont toujours été royalistes ; moi, j’ai toujours été Républicain ainsi que tant d’autres ; mais toi qui es-tu ? un monstre amphybie, né pour le malheur de l’Europe ; une âme pétrie d’ambition et d’égoïsme, qui dans une révolution aussi importante que celle de France, n’a vu qu’un seul but – ton aggrandissement et celui des sots de ta famille. Le bien général n’a aucune part dans tes actions…. Ce n’est pas de mon emprisonnement au fort de Joux, ni de ma mort violente dont je me plains, les tyrans agissent toujours en tyrans ; je me révolte seulement avec raison de ce que ton hypocrisie politique a fini par chasser la liberté de l’Europe entière ; il fallait aux français l’âme d’un Caton, tu as eu celle d’un César !… Mieux, eut-il valu pour le bien des nations que Robespierre regnât au lieu de toi ? … » et la conversation continue…
Absent du dictionnaire Napoléon de Jean Tulard, absent du Blavier sur les fous littéraires, absent de Versin, on ne le peut confondre avec le Discours prononcé dans l’autre monde pour la réception de Napoléon Bonaparte le 5 mai 1821… celui-ci ne faisant que 25 pages. Nous avons consulté la première édition de Histoire plaisante et récréative de Napoléon dans l`autre monde imprimé par Périquet en 1835, exemplaire de la BNF, celui-ci ne fait que 53 pages et n`a aucun rapport avec le texte que nous possédons, c`est un conte fantastique : Napoléon et son armée arrivent sur la lune et s`installe chez les habitants, y font la guerre et finissent par se marier avec les filles du roi. Absent de BNF et du CCFR mais présent à la British Library (un seul exemplaire). Le bibliothécaire lui attribue même comme auteur (avec un point d’interrogation le Baron A. H. de Jomini). Inconnu de Monsieur Tulard qui nous a aimablement répondu et qui voit mal Jomini en être l`auteur. Mais présent dans Chantal Prévot « Napoléon en exil à Sainte-Hélène. 1re partie : le temps de l’exil », Napoleonica. La Revue 2/2011 (N° 11), p. 32-150. ICI.
Parti le 1er septembre 1930 à 10 h 55 du Bourget, Coste et Bellonte ont atteint Curtiss Field, près de New York, en 37 heures et 18 minutes ! Une première effectuée à la vitesse moyenne et néanmoins vertigineuse de 167 km/h.. La France se devait d’immortaliser l’évènement, c’est l’imprimerie Nationale qui éditera le livre de René Weiss qui avait produit en 1927 un ouvrage sur les premières traversées aériennes de l’atlantique de de Charles Lindbergh et du commandant Richard Byrd. On notera la provenance : Comte Henri de Toulouse Lautrec cousin du peintre et le joli menu signé par les deux aviateurs. Le comte Robert de Toulouse Lautrec fut pilote dans l’escadrille 47C de Fonck. Pour acquérir notre exemplaire.
Le point d'interrogation avion de Coste et Bellonte
Chronomètre Paris New-York
Lettre de la ville de Paris au Comte de Toulouse Lautrec
Menu du déjeuner (du 14 décembre 1930 au Du Guesclin à Rennes) offert par la ligue aéronautique de Bretagne en l'honneur de Coste et Bellonte
Il y a quelques mois nous avons fait l’acquisition du Traité de l’arpentage et du toisé, ou Méthode facile pour arpenter et mesurer toutes sortes de superficies (1758). Aujourd’hui c’est un joli traité de toisé de 1780 qui rentre sur nos rayons. Ces deux livres ont été vendu rue Dauphine à Paris, à la même adresse. Et pour cause, le libraire-éditeur est et restera spécialisé dans les domaines de l’architecture et du militaria. C’est avec émotion que j’ai trouvé dans ce dernier traité l’avis reproduit ci-dessous. Indiquant à la même adresse le changement de propriétaire.
Ah ! L’archivage !!! En observant cette page : ICI, vous noterez, l’évolution de l’énoncé de l’adresse, qui de 1758 à 1780 prend 4 formes et marque l’histoire du libraire, pour finir sous la forme suivante : A Paris, rue Dauphine, la seconde porte droite par le Pont-Neuf, chez L. Cellot, imprimeur, gendre & sucesseur de Ch. Ant. Jombert pere Libraire du Roi pour le Génie et l’Artillerie, au fond de la cour.
La boucle est bouclée, la Famille Jombert n’est plus, elle change de nom, c’est monsieur Cellot son beau fils qui reprend l’affaire. Une jolie histoire de succession.
Avis de succession de la librairie Jombert reprise par la librairie Cellot.
Impossible de lire l’histoire d’un pays ou même du monde sans en connaitre la géographie : les limites naturelles des pays, leurs ressources, ou leur limites historiques. Dans cette série d’Atlas les éditions du Fanal ont mis l’accent sur l’évolution des pays dans l’histoire : par période ou civilisation… Ce sont de jolis ouvrages, grands formats (30 * 24 cm), truffés d’iconographie, s’appuyant sur de belles cartes en couleur pour décrire l’histoire du monde… Nous disposons actuellement de 19 atlas de cette collection à des prix très accessible. A découvrir et à conserver précieusement.
Nous aurions pu titrer le dessous des cartes, mais cette collection ne met pas assez l’accent sur les ressources en matière première pour lui octroyer ce titre. Laissons le à la très bonne émission de Jean-Christophe Victor.
Atlas du monde islamique aux éditions du FanalAtlas de l'australasie aux éditions du Fanal
Suprise, peur et dévotion aveugle au pape telles sont les armes de l’inquisition espagnole vue par les Monthy Python. Il y a 150 ans la littérature romantique popularisée par de grands romancier tirant leur inspiration de l’histoire : Hugo, Dumas, Féval et bien d’autres donnaient une vision presque gothique du moyen age et de l’inquisition. Aussi grotesque que celles des humoristes anglais ? Quoi qu’il en soit nous vous présentons aujourd’hui ces deux visions en images. Celle de Féréal de M.V. et de Manuel de Cuendias M. éditée en 1845 avec de magnifiques gravures d’après des dessins de Demoraine et celle des Monthy Python. Deux visions très différentes mais sans doute aussi éloignée de la réalité l’une que l’autre..
Audience du sacré collègeQuelques monstres cauchemardesquesQuestion de l'eau
23 Avr 2015
0 CommentsPaul Lacroix dit le Bibliophile Jacob (1806-1884), l’ « homme livre »
En vitrine cette semaine 8 volumes de Paul Lacroix, Paris, édités par la Librairie de Firmin-Didot et Cie et magnifiquement illustrés de chromolithographies et de figures sur bois.
Connu sous les pseudonymes P.L. Jacob ou Bibliophile Jacob, Paul Lacroix (1806-1884) est un érudit, auteur de romans et de livres d’histoires, mais il est surtout l’ « homme livre », celui qui a su le mieux parler des livres et de son amour inconditionnel pour eux.
Ses publications historiques et bibliographiques qui concernent la vie artistique et culturelle du Moyen-Âge au XVIIIe siècle, restent des modèles et sont devenues une source d’inspiration, mêlant érudition et facilité de lecture.
Octave Uzanne (homme de Lettres, bibliophile et éditeur, 1851-1931) le choisit d’ailleurs comme maître à penser et écrit dans une épître dédicatoire placée en tête de la Guirlande de Julie, en 1875 « heureux ou non dans l’avenir, ayant votre exemple comme guide et votre mérite comme but, je marcherai fièrement en avant ». Dans le revue Livre, il le décrit comme « un causeur intarissable, spirituel, délicat, un narrateur exquis, qui savait faire revivre ses souvenirs avec une précision et un charme de jeunesse inoubliables. »
Un petit mot sur la chromolithographie ?
C’est un procédé d’impression lithographique (reproduction par impression de dessins tracés sur une pierre calcaire) en couleurs, fondé sur la quadrichromie, théorisé et mis en pratique par Godefroy Engelmann (1788-1839). Cette technique permet d’obtenir une multitude de nuances possibles en utilisant des impressions successsives des trois couleurs primaires, cyan, jaune et magenta, auxquelles on ajoute le noir mais égalements des ors.
Vous pouvez retrouver les ouvrages de Paul Lacroix sur notre site :
http://www.abraxas-libris.fr/PAUL LACROIX