Nous présentons ici un livre que nous affectionnons tout particulièrement, car nous le connaissons de mieux en mieux d’année en année. En effet, nous avons eu 3 exemplaires de ce livre depuis 20 ans. Celui-ci est le quatrième, ce qui nous permet de comparer la qualité de l’impression des gravures de ce recueil. L’exemplaire que nous proposons aujourd’hui fait parti des beaux exemplaires dans lequel les noirs sont véritablement profonds et les nuances de gris marquées. Les gravures sont donc d’une grande qualité, les compositions fourmillent de détails. L’ouvrage commence par un portrait de Napoléon et un fac-simile de sa signature, puis par 100 portraits de maréchaux et se finit par le transfèrement de Napoléon, à bord du Northumberland, une très belle marine, soit dit en passant. L’ouvrage nous fait voyager dans les grands décors des conquêtes et des défaites Napoléoniennes. Les planches font 47 par 31 (partie imprimée 40 par 25 cm). Cet ouvrage reproduit en particulier les planches du livre de Vernet : « Tableaux historiques des campagnes d’Italie » imprimé chez Aubert à Paris en 1806, mais on y trouve également des compositions de Swebach, Le Compte, Roehn etc…
Page de titre des Campagnes des Français sous le Consulat et l’Empire collection dite Carle Vernet
Carle Vernet est né à Bordeaux au cours du séjour qu’y fit son père, le célèbre peintre de marine, Joseph Vernet, qui travaillait alors à la fameuse série des ports de France commandée par Louis XV. Dandy spirituel et raffiné, Carle Vernet s’est plu à représenter le monde élégant de la restauration (1815-1830). Les champs de courses, les parties de chasse et les sujets militaires lui sont souvent dictés par le passion du cheval, passion qu’il communiquera à Géricault. Visite guidée de notre exemplaire :
J’ai trouvé dans un petit livre portant le titre : « Service Secret : à l’écoute devant Verdun » un joli envoi faisant écho à l’actualité. Je ne résiste pas à l’envie de vous le faire lire. J’en recopie ci dessous l’essentiel : « En ce temps où les écoutes sont l’objet d’une si grande vogue, (voyez Watergate, Canard Enchainé, Ambassades et Tutti quanti) je pense que vous trouverez quelque intérêt à la lecture de cet ouvrage. Il relate très fidèlement l’existence qui, avec mes camarades, fut mienne pendant quatre années, il y a de cela une douzaine de lustres. Mais, nos écoutes à nous étaient au service d’une cause sacrée, la défense de la patrie.
En souvenir d’un ancien des écoutes… »
Envoi dans un exemplaire de Service Secret : à l'écoute devant Verdun
A l'écoute devant Verdun récit du capitaine H. Morin recueilli par Pierre Andireu chez G. Durassié en 1959
Le plancher de l’entrée de la librairie est encore recouvert de livres. De « Jusqu’au Bout Sur Nos Messerschmitt » de Galland au « Stalingrad » de Plievir : près de 300 ouvrages qui n’étaient pas ou plus dans nos rayons. Parmi les éditeurs représentés : France Empire, Presses de la cité, Fayard etc… Quelques titres de Jean Mabire, de Saint-Loup également…
A cette occasion je vous conseille la lecture de deux ou trois livres qui me semblent essentiel pour mesurer l’importance du témoignage de guerre. En premier « du témoignage » de Jean Norton Cru qui nous apprend à nous documenter et qui classe les mémoires de « ceux de 14 » à 18. Un ouvrage fondamental pour ceux qui veulent lire la première guerre mondiale racontée par ses acteurs. Puis, « Le soldat oublié » de Guy Sajer : « un malgré nous » nous raconte sa campagne de Russie, à l’instar des témoignages de Genevoix, Barbusse ou Chevalier, Sajer nous raconte la dureté de la guerre… Et un film sur Stalingrad qui est passé sur Arte en Décembre : STALINGRAD de Joseph Vilsmaier sorti en 1993. Il est important de lire la guerre. Plus on la lit plus on comprend la complexité des tourments que vivent les hommes qui la font et moins on a envie de se retrouver à leur place.
Jusqu'au bout sur nos messerschmidt du Général GallandStalingrad de Joseph Vilsmaier : l'affiche
La révolution restera une période douce où les armes ne servirent que la bonne cause. Durant cette période (An II) un de nos mathématiciens les plus célèbres édita un « magnifique » traité de la « Description de l`art de fabriquer des canons » comme si, prévoyant que les prochaines années seraient pacifiques, il voulait relancer le commerce de ces instruments de musique tonitruants. Il prit d’ailleurs part à l’effort de guerre de la Révolution en dirigeant la construction des armes à Paris et en donnant des cours aux canonniers de l’an II.
Nous présentons aujourd’hui un exemplaire de l’édition originale de son traité. Et sans transition nous vous offrons cette chanson de Boris Vian intitulé « le petit commerce » qui n’aurait sans doute pas plue à Monsieur Monge.
17 Sep 2014
2 CommentsCampagnes des Français sous le Consulat et l’Empire collection dite Carle Vernet
Nous présentons ici un livre que nous affectionnons tout particulièrement, car nous le connaissons de mieux en mieux d’année en année. En effet, nous avons eu 3 exemplaires de ce livre depuis 20 ans. Celui-ci est le quatrième, ce qui nous permet de comparer la qualité de l’impression des gravures de ce recueil. L’exemplaire que nous proposons aujourd’hui fait parti des beaux exemplaires dans lequel les noirs sont véritablement profonds et les nuances de gris marquées. Les gravures sont donc d’une grande qualité, les compositions fourmillent de détails. L’ouvrage commence par un portrait de Napoléon et un fac-simile de sa signature, puis par 100 portraits de maréchaux et se finit par le transfèrement de Napoléon, à bord du Northumberland, une très belle marine, soit dit en passant. L’ouvrage nous fait voyager dans les grands décors des conquêtes et des défaites Napoléoniennes. Les planches font 47 par 31 (partie imprimée 40 par 25 cm). Cet ouvrage reproduit en particulier les planches du livre de Vernet : « Tableaux historiques des campagnes d’Italie » imprimé chez Aubert à Paris en 1806, mais on y trouve également des compositions de Swebach, Le Compte, Roehn etc…
Carle Vernet est né à Bordeaux au cours du séjour qu’y fit son père, le célèbre peintre de marine, Joseph Vernet, qui travaillait alors à la fameuse série des ports de France commandée par Louis XV. Dandy spirituel et raffiné, Carle Vernet s’est plu à représenter le monde élégant de la restauration (1815-1830). Les champs de courses, les parties de chasse et les sujets militaires lui sont souvent dictés par le passion du cheval, passion qu’il communiquera à Géricault. Visite guidée de notre exemplaire :