Illustrations de Cueco pour « La môme vert-de-gris » de Peter Cheney chez Sauret Editeur, 1969, disponible sur notre site ICI dans la collection complète des 12 meilleurs romans policier. On y trouve : Allain, Souvestre : Fantomas ; Conan Doyle : Le chien des Baskerville ; Agatha Christie : le meutre de Roger Ackroyd ; Boileau Narcejac : sueurs froides ; J.H. Chase : Pas d’orchidées pour Miss Blandish ; E. Gaboriau : L’affaire Lerouge ; E. A. Poe : Double assassinat dans la rue Morgue ; P. Cheyney : La môme vert-de-gris, E. Wallace : L’affaire Walton ; G. Leroux : Le mystère de la chambre jaune; D. Hammett : le faucon de Malte ; M. Leblanc : L’aiguille creuse ; tous illustrés de lithographies originales de Buffet, Letellier, Minaux, Guiramand, Cottavoz, Bardone, Carzou, Cueco, Mentor, Brasilier, Garcia-Fons, Genis.
Retrouver nos catalogues d’images sur Google+ ou sur Facebook… Botaniques, curiosa, portraits, illustrateur etc… Ici Grandville en frontispice de : « Les Etoiles. Dernière féerie »
De nombreuses collections, au cours du XX° siècle, on eu pour objectif de décrire la France. Les habitués des librairies anciennes et d’occasions connaissent tous les éditions Horizon de France. Dessins, peintures, et photographies reproduites en héliogravure ont fait leurs heures de gloire. Nous attirons d’ailleurs votre attention sur la magnifique collection de 35 volumes : le visage de la France, La France lointaine et la magnifique description de nos métiers : la France travaille.
La France travail : le rail par Pierre Hamp. Editions Horizons de France
Egalement sur nos rayons, depuis peu, les 11 premiers volumes de la série « Portrait de la France » édité par Emile Paul à partir de 1926. Chaque volume est écrit par un romancier, de Henri de Régnier à Jospeh Delteil en passant par Pierre Mac Orlan. Ils décrivent soit une région soit une ville et sont accompagnés par une unique illustration en frontispice. Les premiers frontispices seront gravés pour laisser place plus tard à des procédés de reproductions moins noble. Il n’en reste pas moins que cette collection est charmante tant par sa forme que son contenu. Une belle ballade littéraire en France.
Brest par Mac Orllan chez Emile Paul en 1926Brest par Mac Orlan illustration de Pierre Falké
En 1966 Vincent Monteil, Centurion qui émancipe, offre ses mémoires intitulées « Soldat de Fortune », imprimées chez Grasset, à Olga et Théodore Monod. De Jérusalem à Dakar en passant par Séoul et Hanoï ce soldat de fortune va oeuvrer pour la décolonisation.
Envoi de Vincent Montes à Olga et Theodore Monod
Monteil et Monod se connaissent, il partage la même croyance en l’Homme. Citons le très bon article de Jean Moncelon sur son site dédié aux pèlerins d’Orient. « En 1963, Théodore Monod est élu à l’Académie des Sciences. Cette nomination le pousse à demander un successeur à la tête de l’IFAN. Ce sera Vincent Monteil qui était directeur du Département Islam depuis 1959. Vincent Monteil, disciple de Louis Massignon, et dernier survivant de cette époque, a raconté ses années à Dakar dans un ouvrage malheureusement épuisé, Soldat de fortune. Théodore Monod quittera donc Dakar et d’une certaine manière l’Afrique en 1965, non sans quelque nostalgie, mais avec aussi une conviction qu’il gardera jusqu’à la fin de sa vie : « L’Occident c’est l’individualisme. L’Afrique c’est le groupe. Ces deux systèmes ne sont pas compatibles. L’un est hélas en train de détruire l’autre ». »
Et le deuxième paragraphe de son ouvrage qui exprime les valeurs de son parcours : « Je suis resté longtemps un soldat de fortune. Né dans la tradition coloniale, mais dans le non-conformisme familial, j’ai passé un quart de siècle sous l’uniforme. Au moins deux fois, dans ma vie militaire, au Tonkin et au Maroc, j’ai vu amener mon drapeau. Pourtant je n’ai pas le cœur brisé et l’évolution des choses me semble juste et normale. Après tant de cris d’amertume poussés par tant de soldats perdus, pourquoi ne ferais-je pas entendre la voix d’un officier de tradition, de vocation et de fortune, qui n’a jamais pu croire que décoloniser pût être un déshonneur ou un crime? »
Ici la page sur Monteil sur le site Jean Moncelon.
La mise en ligne des ouvrages de notre stock c’est l’occasion de faire des photos et de découvrir le talent des illustrateurs qui, souvent, restent malheureusement au chaud bien dans leur boite.
J’ai ouvert depuis hier une bonne dizaine de ces boites qui sont la marque de la bibliophilie contemporaine et contemplé avec attention les gravures, les pointes sèches, les burins, les lithographies d’illustrateurs qui m’ont séduit par leur modernité. Trémois d’abord, qui met en valeur son travail sous des rhodoïds.
La guerre civile Acte I Montherlant illustré par TrémoisLe cheval de Dostoievski, eaux forte par weisbuch.
Weisbuch qui excelle dans la représentation des chevaux et Carzou qui avec ses illustrations pour « de la Terre à la Lune » de Jules Verne nous donne un aperçu de son travail sur l’Apocalypse. (Le site de la fondation Carzou)
Illustration de Carzou pour des passages de "de la Terre à la Lune" de Jules Verne
Un grand roman, un grand auteur, un grand illustrateur : dans ce grand classique, Dostoievski, en fin explorateur de l’âme humaine, nous plonge dans les tourments du jeune Raskolnikov, qui, pendant un moment, se croit surhomme et pense pouvoir garder sa santé mentale en plaçant l’assassinat de la vieille prêteuse sur gage par delà le bien et le mal. Nous avons tous eu des remords après avoir cassé les carreaux de la voisine, voire une punition. Raskolnikov deviendra paranoïaque et souffrira un enfer intérieur, que la prison ne fera qu’exacerber.
Dans le livre que nous venons d’acquérir, Grekoff « peint » en noir et blanc un monde sans espoir, où la misère décrite par Dostoïevski devient palpable. La galerie de personnages est magnifique et, à la lecture, les lithographies de Grekoff, viennent remplacer notre imagination. Un très beau livre imprimé ici en 1949 par Creuzevault dont l’édition originale a été publiée en 1866. Pour acheter ce livre c’est ici.
Dostoïevski par GrekoffLa prêteuse sur gage, future victime de Raskolnikov vue par Grekoff
1 Mai 2012
0 CommentsAffiches
Arrivage d’affiches à la librairie, notre préférée :
mais aussi, Reverdy par Picasso, Braque, Picasso chez Maeght d’avril à juin 1981.