La librairie « les mains dans les poches » contient plus de 35 000 livres… de poche d’occasion. Elle est fermée le Lundi et le Mardi, ouverte sur demande le Mercredi et Jeudi et ouverte du Vendredi au Dimanche, de 10h à 12h et de 14h à 19h. Pendant les vacances scolaires elle est ouverte tous les jours.
En entrant dans la première salle vous découvrirez les livres de fantasy et de SF, ainsi que la littérature française. On peut y trouver des classiques tels que Le trône de fer ou Le seigneur des anneaux.
En continuant votre visite dans la deuxième pièce, vous trouverez au centre les livres pour enfants, à gauche le rayon des sciences humaines et au fond les étagères des polars. Vous pourrez vous asseoir sur une chaise à droite pour lire un livre à la lueur du soleil. Non loin se trouve un petit meuble sur lequel sont posés, à défaut de bandes dessinées, quelques mangas, et dans le coin du fond une petite étagère contenant des livres en anglais.
Les prix sont relativement bas, entre 2 et 6 € en général. Si vous recherchez un livre précis, le mieux est de s’adresser au libraire. Si vous faites la recherche vous-même, il faut savoir que les livres sont triés par genre, collection et auteur, ce qui rend leur recherche plus facile et plus rapide.
La librairie générale compte plus de 100 000 livres dont 6 réserves. Les livres peuvent être vieux ou récents, tous à un prix différents, mais toujours d’occasion. Parmi ces livres, il y a de la littérature classée par pays: française, anglaise, espagnole, italienne, roumaine, …
Dans la librairie, il y a aussi des dictionnaires de langue, des encyclopédies, disques, bandes-dessinées, livres pour enfants ou autobiographies, des livres sur l’histoire, les arts…
Chaque pièce compte un ou deux thèmes, avec des oiseaux qui décorent la salle des vieux livres près des fenêtres. Il y a aussi une chatte très douce qui s’appelle Olympe et qui se ballade dans la librairie.
L’emblème de la librairie est un papillon, que l’on peut apercevoir dans chaque pièce. Le nom de cette librairie vient du papillon Abraxas (Abraxas Grossulariata en latin), et c’est donc le symbole de ce lieu.
Abraxas (grec : Αβραξας), Abrasax, ou encore Abracax, est également un terme gnostique, utilisé notamment par Basilide, qui désigne les 365 émanations du dieu suprême. Ce serait en effet une transcription altérée d’un cryptogramme d’origine hébraïque, dont l’interprétation isopséphique renvoie à 365. Le terme se retrouve gravé sur des amulettes ou des talismans qu’on appelle abraxas par métonymie. Pour les chrétiens orthodoxes le terme désigne un démon.
Horaires: ouvert 7/7 de 10h à 12h et de 14h à 19h.
Aujourd’hui, la librairie Abraxas vous propose, le temps d’une lecture, un voyage artistique aux confins de l’Orient, à travers l’histoire millénaire de l’Empire du Milieu. L’érotisme, parmi les cultures asiatiques, a toujours occupé une place prépondérante ; l’analyse du traitement de ce thème par les différentes nations et sociétés, qui ont occupé ou occupent toujours ce continent, constitue un témoignage fondamental des mœurs et traditions de ces communautés. Parmi les pays de l’Est, on connaît principalement en premier lieu l’estampe japonaise, mais l’érotisme a été un sujet important de l’histoire culturelle de la Chine.
Nous allons remonter le temps avec l’ouvrage qui est au cœur de cet article. Sa reliure est à l’image de l’intérieur qu’elle occulte au regard : d’une grande élégance, les plats en bois sont recouverts de soies de différentes couleurs brochées selon un motif floral à quatre pétales. Cet album dit en accordéon (leporello), resté anonyme et de datation incertaine (fin XIXème/début XXème siècle), est constitué de douze aquarelles sur soie accompagnées de leurs serpentes. La grande qualité des couleurs, l’extraordinaire raffinement du trait dépeignent des scènes intimes riches d’une profusion de détails. La précision et la délicatesse des motifs, ajoutées à la noblesse de la soie, sont sublimées par le bel état de conservation de l’ensemble comme en témoigne la vivacité des couleurs.
Les eroticas chinois ne sont pas seulement peints. Ces scènes sensuelles ont été l’objet d’une production prolifique alimentée par une grande diversité de matériaux : porcelaine, ivoire, bronze, sculptures sur bois… Elles sont très facilement reconnaissables : les visages et les corps sont lisses et expriment peu de passion, les gestes trahissent détachement et retenue. Les femmes chinoises se reconnaissent à leurs pieds bandés. Aucune représentation est censurée ou sujet à dissimulation, tout est montré, découvert. Il n’est jamais question d’une vision crue du rapport sexuel, celui-ci est présenté selon la philosophie taoiste : beauté et harmonie fusionnant avec la nature.
Les premiers témoignages d’un art érotique dans l’histoire de l’Empire de Chine qui soient parvenus jusqu’à nous sont datés de la dynastie Han (-206 à 220 après J.C.). Il atteint son apogée du Xème au XVIIème siècle, soit durant la dynastie des Ming qui pratiquaient une politique artistique relativement plus libérale. Les diverses formes qu’adopta cet art érotique, qui se développèrent pendant cette période, outre le plaisir esthétique, n’étaient pas de simples outils d’excitation sexuelle, mais servirent aussi de supports pédagogiques pour l’éducation sexuelle des futures mariées et des couples fraîchement unis.
Ces œuvres d’art apportent des renseignements précieux sur la culture de l’ancien empire chinois. L’attention portée aux détails des jardins, des intérieurs et des architectures qui servent de cadre aux représentations de ces scènes intimes, ainsi que les différents styles des vêtements et des coiffures, sont une indéniable mine d’informations permettant de documenter les modes de vie et les coutumes des Chinois au temps des différentes dynasties impériales.
La prise de pouvoir par les communistes en 1949 entraîne la censure et l’interdiction des scènes érotiques, puis un « nettoyage culturel » qui provoque la destruction d’une quantité innombrable d’objets d’arts et d’une tradition qui aura plus duré plus de 2000 ans. Cinquante ans plus tard, on assiste à un regain d’intérêt pour la sexualité au sein de la société chinoise, alors que l’ancien art érotique est encore considéré comme de la pornographie et donc interdit, une dualité qui témoigne bien du malaise de l’actuel gouvernement chinois par rapport à son passé culturel.
A ce titre, le travail de la nouvelle génération artistique chinoise, héritière des événements de la place de Tian’anmen en 1989, est particulièrement équivoque, tel celui du photographe Ren Hang centré sur la représentation du corps nu et de la question du désir. Le sujet des peintures érotiques chinoises fait également l’objet d’expositions en Occident : l’artiste allemand Ferdinand M. Bertholet possède en effet la plus grande collection au monde d’objets d’arts érotiques originaires de Chine. Après le musée Cernuschi en 2006, Hong Kong est la première ville asiatique à accueillir, en 2014, une exposition consacrée à cet héritage condamné par le régime communiste chinois, exposition qui sera peut-être le point de départ, pour la République de Chine, d’une redécouverte de son passé culturel.
Pour aller plus loin :
Ferry-M. Bertholet, Concubines et courtisanes, La femme dans l’art érotique chinois, Actes Sud, 2014
Ferry-M. Bertholet, Les jardins du plaisir. Erotisme et art dans la Chine ancienne, Philippe Rey, 2003
Le 5 mai dernier était célébré le bicentenaire de la mort de Napoléon Bonaparte. Figure charismatique, qui a marqué l’histoire de France du début du XIXème siècle par son aura, ses faits d’armes et un règne aussi fulgurant que bref, l’empereur Napoléon 1er et son empire se placent après dix ans de Révolution française. Une décennie marquée par les instabilités et les luttes politiques, pour une société exsangue et en quête d’équilibre, ce qui offre, par conséquent, un contexte favorable à Napoléon pour le passage de ses réformes. En effet, celui-ci bénéficie alors de la puissance d’un chef d’Etat – la sienne -, une aspiration sociale à la stabilité et une réceptivité aux nouvelles idées accrue par la Révolution.
C’est dans ce contexte que se placent la rédaction et la promulgation du Code civil le 21 mars 1804 (30 ventôse an XII), qui constitue la plus grande fierté de Napoléon : « Ma vraie gloire, ce n’est pas d’avoir gagné quarante batailles […]. Ce que rien n’effacera, ce qui vivra éternellement, c’est mon Code civil ».
C’est l’ouvrage que nous mettons en lumière aujourd’hui : nous avons, en effet, en vitrine, un exemplaire d’origine du grand projet de Bonaparte. Cette « édition originale et seule officielle » de 1804 est passée par les presses de l’imprimerie de la République. L’ouvrage que vous pouvez admirer sur la photographie ci-dessus est l’exemplaire de la mairie de Saint-Samson, commune des anciennes Côtes du Nord (actuelles Côtes d’Armor), comme le démontrent les tampons en page de titre. Ceux-ci, avec la couronne et les trois fleurs de lys, estampillent l’ouvrage comme datant de la période de la Restauration. La reliure début XIXème siècle en demi-peau, avec son dos lisse orné de fers dorés, présente quelques épidermures au cuir, des frottements et des marques d’usage au niveau des plats et des coupes. Le mors et la coiffe supérieurs sont un peu abîmés, mais l’intérieur frais témoigne de la qualité de conservation de ce bel exemplaire.
Le projet de base du Code Napoléon est ambitieux : à la suite de l’abolition des privilèges (droits féodaux et noblesse) du 4 août 1789, l’urgence est d’établir un droit unique et de l’inscrire par écrit. La tâche n’est pas simple. Il ne s’agit pas de la première tentative d’unification du droit dans l’histoire. Les Lois civiles dans leur ordre naturel, écrite par Jean Domat en 1689, semblent en constituer la première synthèse probante, en fusionnant les coutumes locales et le droit romain autour de la Coutume de Paris. On peut également citer le Commentaria de consuetudinibus ducatus Burgundiae en 1517 par Barthélémy de Chasseneuz, qui a servi de référence pour le Code Napoléon. Les rois de l’Ancien Régime n’avaient pas le pouvoir de changer les lois civiles, propres à chaque territoire ; l’unification se faisait alors par la jurisprudence et le travail des jurisconsultes.
En 1800, le Consulat nomme quatre juristes pour rédiger le « Code civil des Français » : François Denis Tronchet (spécialiste de la Coutume de Paris), Bigot de Préameneu (spécialiste de la Coutume de Bretagne), Jean-Etienne-Marie Portalis (droit romain) et Jacques de Maleville (droit romain). Leur complémentarité permet d’arriver à une uniformisation des diverses réglementations juridiques et par conséquent à la rédaction d’un droit unique français. Le Code Napoléon concilie les acquis de l’Ancien Régime et de la Révolution : la loi est écrite et clarifiée, afin que chaque citoyen connaisse son droit ; entériner la séparation de l’Etat et de l’Eglise ; la propriété devient individuelle.
Le Code Napoléon contient les lois relatives au droit civil français, ce qui veut dire que son champ d’action s’étend sur de nombreux sujets : le droit des personnes (statut, capacités…), de la famille (filiation, unions, séparations, successions) des biens et de la propriété ainsi que le droit des contrats. Il abolit la famille-clan, possédant un chef et un patrimoine, qui avait l’obligation de prêter assistance et protection à ses membres. On peut noter également la division obligatoire entre les enfants à chaque génération, la suppression du droit d’aînesse. La conception de propriété est entièrement renouvelée, avec la notion des contrats inter-individuels qui correspond bien à l’esprit bourgeois du siècle, classe sociale qui est, au moment de la publication du Code, en pleine expansion. Le code institue l’autorité absolue du père et du propriétaire.
Le Code Napoléon a influencé la juridiction civiliste de nombreux Etats. Il s’agit soit d’une inspiration volontaire, soit d’une imposition forcée par les forces de l’empire napoléonien en Europe mais aussi par l’emprise du système colonial dans le reste du monde. De nombreuses modifications y ont été apportées depuis la IIIème République. Parmi les plus importantes, nous pouvons citer celles corrigeant l’absence de mention des esclaves et des hommes libres de couleur (régis alors par le Code Noir), ou bien encore le statut de mineur pour les femmes mariées : celles-ci devaient complète obéissance à leurs maris, et bénéficiaient d’une reconnaissance juridique très restreinte. Parmi les modifications les plus récentes intervient par exemple celle de la suppression de la fonction de chef de famille en 1970, l’égalité des droits des enfants adultérins avec les enfants du mariage en 2005, l’instauration du consentement mutuel pour le divorce en 1975.
Le Code Napoléon reste, de nos jours, le fondement du droit français. Environ la moitié de ses articles n’ont fait l’objet d’aucune modification depuis leur écriture au tout début du XIXème siècle. Le projet de Bonaparte a fait entrer le droit français dans la modernité et continue de s’adapter, au fur et à mesure de ses actualisations, à l’esprit du temps pour une loi au plus près de chacun.
Anne-Louis Girodet, Napoléon en costume impérial, 1812 (détail)
« La pensée vraiment et proprement humaine n’est pas une donnée primitive ; c’est un produit de l’histoire. »
S’il existe un sujet qui fait depuis toujours les gros titres de l’actualité, clivant et prompt à enflammer les passions au cœur des discussions les plus animées, c’est bien celui de la religion. Aujourd’hui nous ne vous proposons pas une relecture du monde à travers la question des croyances et de la foi, mais de nous intéresser à un ouvrage qui a essayé d’apporter une définition neutre et scientifique d’un domaine éminemment intime. Abordons directement le sujet en nous intéressant à un classique du genre, écrit par un homme considéré comme un des pères fondateurs de la sociologie moderne : Émile Durkheim.
L’exemplaire des Formes élémentaires de la vie religieuse que vous pouvez admirer sur la photo ci-dessus est paru en 1912, édité par la librairie Félix Alcan. L’ouvrage que nous proposons est complet, avec sa reliure en demi-toile maroquinée et la carte dépliante en annexe. Outre quelques marques d’usage, la particularité de ce bel ouvrage réside dans sa rareté. Cette édition originale bénéficie d’un bon état général, d’un intérieur frais et d’un très bon état de conservation.
Né à Épinal en 1858, Émile Durkheim est le fruit d’une longue lignée de huit générations de rabbins, mais il refuse d’endosser l’héritage familial. Condisciple de Jean Jaurès à l’École normale supérieure, il consacre sa thèse, De la division du travail social en 1893, aux questions des rapports de force entre l’individu et la société, mettant en lumière l’intégration de l’individu au collectif dans ce qui constitue la cohésion sociale. Il milite pour la reconnaissance de la sociologie en tant que discipline autonome et indépendante des autres sciences sociales auxquelles elle s’entremêle étroitement, telles que la psychologie et la philosophie. C’est ainsi qu’il fonde le premier département de sociologie à l’université de Bordeaux en 1897, puis à Paris en 1902 : ses cours portent sur la famille, la société, la religion, le suicide (thème qui a fait l’objet d’un ouvrage en 1897), sujets étudiés à partir d’un regard entièrement sociologique. Il commence également à publier la revue L’Année sociologique à la fin des années 1890.
Les influences les plus importantes d’Émile Durkheim sont celles d’Auguste Comte (pour qui les sciences sociales devaient adopter la méthode alors appliquée aux sciences naturelles comme la biologie ou la chimie) et Herbert Spencer (qui a développé une philosophie évolutionniste en appliquant les théories de Darwin à l’étude de la société humaine). Ces deux sociologues se placent dans le courant positiviste qui a alors cours durant cette fin de XIXème siècle.
C’est en 1912, soit cinq ans avant son décès en 1917, que Durkheim publie ce qui sera un ouvrage majeur de la communauté scientifique du début du XXème siècle : Les formes élémentaires de la vie religieuse : Le système totémique en Australie. Il y dresse l’étude ethnologique de plusieurs tribus aborigènes d’Australie et indiennes d’Amérique du Nord, sujets choisis selon un raccourci d’époque : ces communautés qu’il considère alors comme les plus « primitives » constituent ainsi des cas plus simples et par conséquent plus faciles à étudier, afin d’en préciser les « formes élémentaires » communes à toutes cultures par la comparaison de leurs rites et croyances. Il en tire une définition de la religion et identifie ce qu’il nomme « les moments d’effervescence collective » qui seraient à l’origine de toute religion.
« Une religion est un système solidaire de croyances et de pratiques relatives à des choses sacrées, c’est-à-dire séparées, interdites, croyances et pratiques qui unissent en une même communauté morale, appelée Église, tous ceux qui y adhèrent. »
Pour Durkheim, le sentiment religieux trouve sa puissance dans les forces sociales qui sont toujours à l’œuvre au sein d’une communauté. Les rituels propres à chaque religion expriment le sentiment d’appartenance à sa société, qui se concrétise durant les moments d’effervescence collective, lorsque les individus constituant la communauté se rassemblent dans une même intention et dans une même action. « Une fois les individus assemblés il se dégage de leur rapprochement une sorte d’électricité qui les transporte vite à un degré extraordinaire d’exaltation ». Cette euphorie, que Durkheim nomme « mana », peut aujourd’hui être comparée au sentiment de fédération collective que peuvent créer les grandes manifestations sportives ou politiques. « La force religieuse n’est que le sentiment que la collectivité inspire à ses membres, mais projeté hors des consciences qui l’éprouvent, et objectivé. Pour s’objectiver, il se fixe sur un objet qui devient ainsi sacré », telles que les reliques. Cette projection forme ainsi, pour Durkheim, la séparation fondamentale entre le profane et le sacré.
» Un combat » (illustration dans C. Hodgkinson, Australia from Port Macquarie to Moreton Bay, 1855)
Au-delà des considérations entourant le mystère divin, pour le sociologue, l’expérience religieuse est véritablement fondée sur un fait physique. Tant que l’homme cherchera à se rassembler en groupe, il continuera à vénérer et à croire en quelque chose, d’où la conclusion suivante : la religion est une caractéristique de la condition humaine. Durkheim met ainsi en relief le lien absolu entre la communauté et sa culture. « Il ne peut y avoir de société qui ne sente le besoin d’entretenir et de raffermir, à intervalles réguliers, les sentiments collectifs et les idées collectives qui font son unité et sa personnalité. »
A travers ce prisme, c’est aussi la modernisation croissante (développement des villes, industrialisation, division du travail…) et « la mort des anciens dieux », soit le déclin de la religion en Occident, qui sont analysées dans l’ouvrage de Durkheim. Mis sur le même rapport, ces deux phénomènes sont au cœur d’une crise de moralité qu’ont également démontré d’autres auteurs, comme Nietzsche. Mais ce sont également le terreau d’une nouvelle religion, que Durkheim nomme le « culte de l’individu », et qui inscrit l’individualité comme objet sacré et trouve ses prémisses dans la Révolution française, que le sociologue analyse comme le premier cas d’effervescence collective pour cette religion.
Nous vivons encore aujourd’hui ces moments de réjouissance collective, dans un registre différent et si le sport possède également cette capacité de fédérer un public autour d’une même pensée comme dit plus haut, dans cet esprit, souhaitons bonne chance à l’équipe de France pour nous offrir la victoire de l’Euro ainsi qu’un beau moment de liesse nationale !
La maison d’édition Arthaud puise ses racines dans les murs d’une mythique maison grenobloise du XVIe siècle, à l’architecture épatante (grand escalier en pierre de taille, puits, arcatures et balustrades…) de ce qui fut deux hôtels particuliers accolés. L’un appartenant à Jean Rabot, ministre du roi Charles VIII, datant du XVe siècle. L’autre, édifié à la fin du XVIe siècle par son petit-neveu Ennemond Rabot. Elle a été fondée en 1882 par le libraire Jules Rey, qui acquiert une machine d’héliogravure et commence à publier des ouvrages consacrés à la montagne. Ce procédé d’impression pour grands tirages, issu des travaux de Nicéphore Niepce, fonctionne de la manière suivante : l’image est transférée sur un cylindre de cuivre grâce à une gélatine photosensible. On soumet l’ensemble à un acide corrosif qui va altérer le cuivre en creux. Puis des rouleaux encreurs viennent diposer une fine couche d’encre dans les creux du cylindre, qui, par pression, va reproduire l’image.
Le gendre de Jules Rey, Benjamin Arthaud, reprend la maison d’édition en 1924. Il agrandit la librairie, développe l’activité éditoriale et ouvre un siège à Paris. Il est le premier éditeur français à se poser en défenseur de l’héliogravure et à relier systématiquement tous les grands tirages. Il se fait connaître avec des collections comme « Les Beaux Pays », « Arts et Paysage », « Les Grandes Civilisations », qui présentent de nombreux récits de voyages et des ouvrages consacrés à des régions qui fascinent, en particulier les Alpes voisines. Les descendants de Benjamin Arthaud auront à coeur de poursuivre cette expansion en repoussant les frontières vers la description des pays lointains et des odyssées maritimes. La 12e librairie de France et cette belle maison d’édition, qui ont employé jusqu’à une centaine de personnes, est rachetée en 1977 par Flammarion.
La collection « Les Beaux Pays » propose environ 110 guides de voyages richement illustrés et ornés de belles couvertures rempliées. Elle constitue pour un bibliophile une collection intéressante pour ses aspects graphiques, la somme à collectionner et l’histoire de cette belle maison d’édition.
Après les librairies Chantefable, Le Seanachi, La Compagnie des Mots et les Mains dans les poches, c’est au tour de Neiges d’Antan de rejoindre la grande famille d’Abraxas-Libris. Idéalement située sur l’Ancienne Place des Halles -et bien connue des amoureux de Bécherel, la librairie étend ses rayonnages sur trois niveaux. Suivez le guide!
Librairie sur 3 niveaux
Établie depuis plus de 20 ans au cœur de Bécherel, aux Neiges d’Antan est une des plus anciennes librairies de la célèbre Cité du Livre. Le passage de témoin a eu lieu suite à la volonté de l’ancienne propriétaire de changer de voie, après quinze ans de vie consacrés à sa librairie. Pour autant, Neiges d’Antan est vouée à conserver son identité. Vous retrouverez d’ailleurs Benjamin -gardien occasionnel des lieux depuis 2017, vous guider dans les rayons pendant les week-end et vacances. Le reste de la semaine, c’est à votre humble narratrice –Audrey– que revient ce rôle.
Pour celles et ceux qui ne sont pas encore familiers avec la boutique, Neiges d’Antan c’est près de 50 000 livres répartis sur trois niveaux. Du livre ancien et d’occasion, des sujets généralistes ou très pointus, des dizaines de thèmes pour tous les âges, tous les goûts et tous les budgets. Voici la répartition des thèmes dans la librairie.
Vous trouverez au Rez-de-chaussée:
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Histoire, Archéologie et Préhistoire
Latin et Grec
Art
Bretagne
Policier (poche)
Livres anciens et rares
La Pléïade
Pays orientaux
Esotérisme
SF et Fantasy
Musique
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En ce qui concerne le fonctionnement de la boutique, pas de changement notable: les prix restent en 1ère page, les promotions « 3 poches achetés = le 4e offert » et « 1 livre acheté = 1 livre offert » sur le rayon dédié à la littérature et aux polars grand-format ont toujours cours.
Au 1er étage:
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Poches
Romans
Littérature, poésie et théâtre
Philosophie
Littérature médiévale
Automobile, aviation, train
Criminologie
BD et comics
Littérature érotique
Egypte ancienne
Collection Nelson
Littérature par pays (Amérique, Europe, etc.)
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La librairie continue de racheter des livres sur tous les sujets. Les horaires d’ouverture sont à ce jour de 10h à 12h et de 14h à 19h du mercredi au dimanche (et 7/7 pendant les vacances). Les seuls jours fériés pendant lesquelles les librairies restent fermées étant le 25 décembre et le 1er janvier.
Cette année, la Fête du Livre aura lieu du samedi 31 mars au lundi 2 avril. Le thème choisi est « De l’écrit à l’écran », ou les adaptations cinématographiques d’œuvres littéraires. Rencontres avec les auteurs, expositions et marché du livre, la fête est au rendez-vous pour les amoureux des 5e et 7e arts !
30e Fête du Livre : de l’écrit à l’écran
Programme de la 30e édition
—- Spectacles, animations, lectures et ciné-concerts —-
Le Kino Quizz Quartet vous concocte un apéro-concert et un quizz musical les samedi et dimanche à 19h (Place des Halles).
Une lecture jeunesse sera proposée par 1, 2, 3 livres à l’attention des petits les dimanche et lundi après-midi (centre ancien).
Aventuriers prenez note: les Archers de Caradeuc vous initient au tir à l’arc avec l’animation Robin des Bois ! Tous les après-midi au Jardin du Thabor.
Le ciné-concert vagabond « Avion papier » sera installé par le Collectif la Méandre. Tout public, tous les après-midi (place Jehanin).
—- Ateliers —-
Vous avez toujours rêvé de faire un film? Rendez-vous à l’atelier écriture de scénarios encadré par l’association Clair Obscur (Festival Travelling) le dimanche de 16h30 à 19h à la Maison du Livre.
Savez-vous ce qu’est un Flip Book? Mais si, un petit livre d’images qui, feuilleté à la bonne vitesse provoque une animation. Créez le vôtre avec les ateliers Flip Book de l’asso Colorant 14 les samedi et dimanche après-midi.
Enfin, une dizaine d’ateliers autour du cinéma ont lieu du samedi au dimanche sous de petites tentes disposées dans le centre ancien du village : Stop motion LEGO / Dessin animé / Bruitage / Marionnettes en mousse… pour ne citer qu’eux !
Pochothèque
—- Rencontres et projections —-
La conférence « Des Liaisons dangereuses à La Planète des Singes » présentée par Jean Deulceux, historien de l’art. Vendredi à 20h30 à la Maison du Livre.
« Du roman noir à la salle obscure », rencontre avec Caryl Ferey auteur de polars dont « Zulu » qui a été adapté au cinéma en 2013.
Projection du film « Au revoir là-haut » une adaptation du roman de Pierre Lemaître par Albert Dupontel (Prix Goncourt 2013). A Romillé le samedi à 21h.
—- Autres activités —-
En parallèle, des expositions, un concours d’affiches de cinéma, un marché du livre autour du thème du cinéma tous les jours de 10h à 19h et ne manquez pas la pause gourmande et festive proposée par l’association Regards de mômes : une tente plongée dans le monde d’Alice au Pays des Merveilles où vous pourrez tester le vélo-smoothie!
Pour connaître le programme en détail, cliquer ici ! Des navettes circulent pendant ces 3 jours entre Rennes et Bécherel, toutes les deux heures de 9h30 à 20h00!
Et bien sûr, n’oubliez pas de rendre visite à votre librairie ancienne favorite redécorée aux couleurs de Pâques. En avant-goût, un aperçu de nos vitrines: avez-vous déjà lu ou vu ces œuvres cultes, au cinéma comme en littérature ?
Cette semaine, nous vous en disons un peu plus sur votre librairie ancienne préférée, ou comment l’aventure Abraxas-Libris est née ! Vous trouverez également un petit rappel de ce que nous vous proposons en rayon. L’histoire se passe à Bécherel, à grand renfort de libraires passionnés, cachés derrière d’interminables piles de livres, mais aussi graĉe à vous, les amoureux du livre venus de tous les horizons…
La devanture d’Abraxas-Libris, à Bécherel
Abraxas-Libris : la rencontre de trois professionnels du livre
Au début des années 1990, deux libraires s’installent à Bécherel, une « Petite Cité de Caractère » située à 30 km au Nord-Ouest de Rennes. Le charmant village, autrefois célèbre pour ses fibres textiles de chanvre et de lin vient tout juste d’être estampillé 1ère Cité du Livre en France (et 3ème en Europe, s’il-vous-plaît). Patricia Pichot crée la librairie Le Seanachi (« conteur » en gaëlique), Bruno Foligné la libraire Chantefable et quelques années plus tard Bernard Farkas La Compagnie des Mots. A force de se côtoyer, un projet naît des échanges entre Bruno et Patricia : une librairie avec un très grand choix de livres, qui plus est disponibles à la vente en ligne. C’est un pari risqué : en effet ce mode d’achat est encore très peu répandu à l’époque ! En 1999, les trois mousquetaires s’associent et fondent Abraxas-Libris !
Abraxas se pare pour les fêtes
Ce que vous trouverez dans nos rayons
Abraxas-Libris, c’est une superficie de 500 m² dédiée au livre ! La librairie est divisée en deux sites, situés à quelques mètres l’un de l’autre. Dans la librairie originelle, vous trouverez, outre l’ambiance magique et des passages secrets, près de 60 000 livres en grand format ! Chaque libraire a son domaine de prédilection, mais tous sont prêts à partager avec vous leurs conseils éclairés et leur passion du livre. En ligne, ce ne sont pas moins de 45 000 références qui attendent d’être livrées chez vous en quelques clics.
Venez avec vos enfants découvrir la section qui leur est dédiée !
Voici une liste (non-exhaustive) des genres et types d’ouvrages disponibles à la vente :
tous les genres de littérature (roman, poésie, théâtre, surréalisme, SF, etc.)
politique
marine
voyage
ésotérisme
Depuis quelques temps déjà, la librairie dispose d’un rayon musique (livres, mais aussi albums CD et disques vinyles), ainsi qu’un espace DVD.
La pochothèque fait la part belle au roman
En 2015, le second site se transforme en sanctuaire du livre de poche. Ici, plus de 20 000 titres tapissent les murs, et sont accessibles à partir d’1€. Vous retrouverez une belle sélection de chacun de ces genres :
Science-Fiction
Littérature classique
Poésie
Littérature jeunesse
Sciences Humaines (histoire, psychologie, philosophie, politique, religion et ésotérisme)
Policier
Une de nos étagères est intégralement consacrée à la collection des « Que sais-je « . Vous trouverez également quelques mangas (vendus à l’unité ou en série). Enfin, un autre petit rayonnage comporte des livres en langues étrangères (anglais principalement).
Notre rayon poche SF
Nos horaires d’ouverture
Abraxas-Libris est une des seules librairies de France à être ouverte tous les jours de l’année, à l’exception du 25 décembre et du 1er janvier. Vous pouvez donc venir nous voir du lundi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 19h. Sur place, Patricia, Bruno et Jérôme se feront un plaisir de répondre à vos questions. Si vous avez des questions ou demandes particulières et que vous ne pouvez pas vous déplacer, n’hésitez pas à nous appeler aux mêmes horaires, la voix charmante d’Aude (en charge des commandes en ligne) vous répondra. A l’occasion, Alexandra et Audrey vous guideront dans les rayons de la pochothèque.
Bienvenue à la pochothèque !
Comment nous contacter
Tous les moyens sont possibles ! Vous pouvez venir nous voir ou nous écrire à cette adresse :
Abraxas-libris 7 rue du faubourg Bertault 35190 Bécherel France
Vous pouvez également nous contacter par téléphone ou courriel:
Tel : 02 99 66 78 68
Email : contacts@abraxas-libris.fr
Enfin, n’oublions pas les réseaux sociaux ! Ici, notre Facebook principal, là, celui de la pochothèque. N’hésitez pas à vous y abonner en « aimant » nos pages. Chaque semaine des actualités, chroniques et articles autour du livre paraissent et sont à retrouver sur nos blogs.
Un mur entier recouvert de livres poche SF
Vous vous demandez ce que peut bien vouloir signifier « Abraxas » ? Eh bien, figurez-vous qu’un insecte porte ce nom. Un indice ? Regardez de plus près le logo de la librairie, ou encore sa carte de visite. Mais il ne s’agit là que d’une des symboliques d’Abraxas. Pour connaître les autres, rien ne vaut l’explication d’un des « abraxiens ». Vous savez où nous trouver !
Depuis quelques jours, l’équipe d’Abraxas a le plaisir de vous accueillir dans un nouveau lieu destiné à nos nombreux livres de poche d’occasion : avec près de 35 000 références, il fallait au moins ça !
Les rayons se remplissent déjà !
À partir de 1€, tous les genres, tous les thèmes. Nous avons choisi de les classer par édition et collection pour que chacun s’y retrouve et trouve son bonheur facilement. Et si vous avez besoin d’un conseil, nous sommes là !
Rendez-vous à La Pochothèque d’Abraxas-Libris au 6 Porte Bertault à Bécherel du mardi au dimanche, de 10h à 12h et de 14h à 19h.
28 Mai 2023
0 CommentsUne visite guidée de la pochothèque d’Abraxas-libris par Lucie, 13 ans
La librairie « les mains dans les poches » contient plus de 35 000 livres… de poche d’occasion. Elle est fermée le Lundi et le Mardi, ouverte sur demande le Mercredi et Jeudi et ouverte du Vendredi au Dimanche, de 10h à 12h et de 14h à 19h. Pendant les vacances scolaires elle est ouverte tous les jours.
En entrant dans la première salle vous découvrirez les livres de fantasy et de SF, ainsi que la littérature française. On peut y trouver des classiques tels que Le trône de fer ou Le seigneur des anneaux.
En continuant votre visite dans la deuxième pièce, vous trouverez au centre les livres pour enfants, à gauche le rayon des
sciences humaines et au fond les étagères des polars. Vous pourrez vous asseoir sur une chaise à droite pour lire un livre à la lueur du soleil. Non loin se trouve un petit meuble sur lequel sont posés, à défaut de bandes dessinées, quelques mangas, et dans le coin du fond une petite étagère contenant des livres en anglais.
Les prix sont relativement bas, entre 2 et 6 € en général. Si vous recherchez un livre précis, le mieux est de s’adresser au libraire. Si vous faites la recherche vous-même, il faut savoir que les livres sont triés par genre, collection et auteur, ce qui rend leur recherche plus facile et plus rapide.