La série de livres pour enfant « Babar » a été inventée par Cécile de Brunhoff pour, à l’origine, endormir ses enfants Mathieu et Laurent. Ces derniers ont demandé à leur père d’illustrer l’histoire afin de faciliter leur compréhension et le premier tome intitulé « Histoire de Babar » paraît donc en 1931. C’est la première œuvre illustrée par Jean de Brunhoff. Grâce au succès que rencontre la série, Cécile de Brunhoff crée un personnage chez les jeunes. Cette série de livres raconte en 27 tomes les aventures de l’éléphanteau. Les six premiers albums sont réalisés par Jean de Brunhoff puis c’est son fils, Laurent qui continua de divertir les enfants à travers le monde, en effet, les livres ont été traduit dans 27 langues.
Les ouvrages racontent la vie de « Babar », un éléphanteau qui quitte la jungle pour aller dans une grande ville suite à la mort de sa mère tuée par un chasseur. Il va faire la rencontre d’un vieille dame qui pourvoit à son éducation. Après peu de temps, il retourne finalement dans un clan d’éléphants qui tente en permanence d’échapper aux chasseurs. A la suite de la mort du roi des éléphants et pour avoir déjoué le plan d’un chasseur « Babar » est couronné roi et épouse sa cousine Céleste. Ils vivent à « Célesteville », où chaque peuple animal construit sa maison et vit selon ses propres coutumes.
Nous avons actuellement dans nos rayonsquatre volumes de Babar de la collection « albums de Babar » : « Histoire de Babar » 1931, «Le roi Babar» sorti en 1933, « Babar et ce coquin d’Arthur » 1946 et « Pique-nique chez Babar » publié en 1949. Les deux premiers ont été écrit par Jean de Brunhoff quant aux derniers, ils ont été réalisé par Laurent de Brunhoff. Contrairement aux nouvelles éditions de « Babar », ces dernières ont des couleurs vives et les dessins ont des traits fins assez imprécis, ce qui nous donne l’impression que les illustrations ont été faites à la main. Cet effet est dû à l’impression faite en lithographie qui désigne la technique de dessiner puis de graver dans la pierre, autrement dit dessiner sur une pierre, puis imprimer l’image en la pressant contre une feuille de papier.
En lisant ces histoires certains se demandent : « Babar » fait-il l’éloge de la colonisation ? En effet, plusieurs aspects du livre sont discutables. Par exemple, dans le tome « Babar en voyage », les africains sont représentés de manière caricaturée et sont dépeints comme des « vilains cannibales sauvages ». Ce passage a évidemment été supprimé au fil des rééditions. Également, en devenant roi, Babar demande aux autres éléphants d’adopter les normes sociétales comme les vêtements, l’architecture, l’éducation ou encore les métiers. Sorti pendant l’exposition coloniale, en 1931, on retrouve notamment dans « Histoire de Babar », des messages passés à la jeunesse, notamment sur la « grandeur » de la France. Jean de Brunhoff reproduit les codes de la société dans laquelle il vit, ce que nous percevons aujourd’hui comme problématique mais qui ne l’était pas à l’époque. En revanche, lorsque son fils Laurent reprend le flambeau, il invente des aventures qui se veulent plus légères et qui s’adaptent à l’évolution de la société.
Lire les premiers ouvrages « Babar » est très enrichissant grâce à aux illustrations uniques et à la qualité de cet objet plutôt rare. Bien quecertains messagestransmis au travers de quelques anciens livres ne soient plus d’actualité et puissent parfois être problématiques, lesrécentes éditions de « Babar » sont encore beaucoup achetées et lues.
écrit par Suzanne et Morgane, stagiaires de seconde
28 Juin 2024
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La série de livres pour enfant « Babar » a été inventée par Cécile de Brunhoff pour, à l’origine, endormir ses enfants Mathieu et Laurent. Ces derniers ont demandé à leur père d’illustrer l’histoire afin de faciliter leur compréhension et le premier tome intitulé « Histoire de Babar » paraît donc en 1931. C’est la première œuvre illustrée par Jean de Brunhoff. Grâce au succès que rencontre la série, Cécile de Brunhoff crée un personnage chez les jeunes. Cette série de livres raconte en 27 tomes les aventures de l’éléphanteau. Les six premiers albums sont réalisés par Jean de Brunhoff puis c’est son fils, Laurent qui continua de divertir les enfants à travers le monde, en effet, les livres ont été traduit dans 27 langues.
Les ouvrages racontent la vie de « Babar », un éléphanteau qui quitte la jungle pour aller dans une grande ville suite à la mort de sa mère tuée par un chasseur. Il va faire la rencontre d’un vieille dame qui pourvoit à son éducation. Après peu de temps, il retourne finalement dans un clan d’éléphants qui tente en permanence d’échapper aux chasseurs. A la suite de la mort du roi des éléphants et pour avoir déjoué le plan d’un chasseur « Babar » est couronné roi et épouse sa cousine Céleste. Ils vivent à « Célesteville », où chaque peuple animal construit sa maison et vit selon ses propres coutumes.
Nous avons actuellement dans nos rayons quatre volumes de Babar de la collection « albums de Babar » : « Histoire de Babar » 1931, «Le roi Babar» sorti en 1933, « Babar et ce coquin d’Arthur » 1946 et « Pique-nique chez Babar » publié en 1949. Les deux premiers ont été écrit par Jean de Brunhoff quant aux derniers, ils ont été réalisé par Laurent de Brunhoff. Contrairement aux nouvelles éditions de « Babar », ces dernières ont des couleurs vives et les dessins ont des traits fins assez imprécis, ce qui nous donne l’impression que les illustrations ont été faites à la main. Cet effet est dû à l’impression faite en lithographie qui désigne la technique de dessiner puis de graver dans la pierre, autrement dit dessiner sur une pierre, puis imprimer l’image en la pressant contre une feuille de papier.
En lisant ces histoires certains se demandent : « Babar » fait-il l’éloge de la colonisation ? En effet, plusieurs aspects du livre sont discutables. Par exemple, dans le tome « Babar en voyage », les africains sont représentés de manière caricaturée et sont dépeints comme des « vilains cannibales sauvages ». Ce passage a évidemment été supprimé au fil des rééditions. Également, en devenant roi, Babar demande aux autres éléphants d’adopter les normes sociétales comme les vêtements, l’architecture, l’éducation ou encore les métiers. Sorti pendant l’exposition coloniale, en 1931, on retrouve notamment dans « Histoire de Babar », des messages passés à la jeunesse, notamment sur la « grandeur » de la France. Jean de Brunhoff reproduit les codes de la société dans laquelle il vit, ce que nous percevons aujourd’hui comme problématique mais qui ne l’était pas à l’époque. En revanche, lorsque son fils Laurent reprend le flambeau, il invente des aventures qui se veulent plus légères et qui s’adaptent à l’évolution de la société.
Lire les premiers ouvrages « Babar » est très enrichissant grâce à aux illustrations uniques et à la qualité de cet objet plutôt rare. Bien que certains messages transmis au travers de quelques anciens livres ne soient plus d’actualité et puissent parfois être problématiques, les récentes éditions de « Babar » sont encore beaucoup achetées et lues.
écrit par Suzanne et Morgane, stagiaires de seconde