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31 Mai 2016

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Club Dumas, d’Arturo Perez-Reverte

« La Neuvième Porte », de Roman Polanski, fascine généralement tout libraire d’ancien et d’occasion, et un bon nombre d’amoureux des livres, avec cette quête aux tréfonds de l’histoire d’un livre… Le film est une adaptation du roman d’Arturo Perez-Reverte : le « Club Dumas ».

Mais cette adaptation cinématographique est, hélas, une adaptation très libre… En gommant une trame narrative entière (qui est pourtant celle qui donne son nom au roman, avec ces références incessantes à Alexandre Dumas), et en forçant les éléments fantastiques, Roman Polanski livre un film fascinant, soit, mais très éloigné du roman original (qui lui aussi est fascinant, mais pour des tas d’autres raisons).

La première de ces raisons, c’est l’équilibre incroyable qu’Arturo Perez-Reverte parvient à maintenir du début à la fin du récit, entre les indices extrêmement terre-à-terre et les extrapolations fantastiques possibles, entre le roman du monde et sa lecture. Équilibre maintenu jusqu’à cet incroyable et grand final (qui, soit dit en passant, est diamétralement opposé à celui du film !…)

Bref, si vous ne connaissez pas le film, lisez ce roman… Et si vous le connaissez… lisez le roman quand même !

By: Bruno Foligné Les mains dans les poches Tags: Alexandre Dumas, Arturo Perez-Reverte, Espagne, livre de poche, Polar

31 Mai 2016

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Contes et nouvelles en vers par Monsieur de La Fontaine, gravures par Romain de Hooge (1709)

Cette semaine, la librairie vous offre un retour aux sources. Une très charmante petite édition de contes de Jean de La Fontaine succinctement intitulé : « Contes et nouvelles en vers, par Monsieur de La Fontaine. Nouvelle édition corrigée, augmentée et enrichie de tailles-douces, dessinées par Mr. Romain de Hooge« .

L’ouvrage date du XVIIIe siècle et reproduit les 58 tailles-douces de l’édition de 1685, gravées par Romain de Hooge. La reliure est en plein veau glacé de couleur caramel. On compte au dos cinq nerfs, ainsi que des fleurons et filets dorés, sans oublier la pièce de titre. Les tranches sont également dorées. Des roulettes dorées encadrent chaque plat et contre-plat. Mis à part un dos et des mors légèrement craquelés, la reliure reste exceptionnellement belle.

contes_couv

Ces « Contes et nouvelles en vers » ont été publiés à « Amsterdam chez Pierre Brunel, sur le Dam, à la Bible d’or » en 1709, soit 14 ans après la mort de La Fontaine. Au début de l’ouvrage, on note la présence de deux ex-libris sur les gardes couleurs. Le premier, collé au contre-plat appartient au Comte de Camden et porte cette devise : Judicium Parium Aut Lex Terrae (i.e. The judgement of my peers or the law of the land). Le second est signé Fleming Crooks (1855-1901) et dit ceci : Nihil Sine Deo. Le livre est bien complet de son frontispice. Il comprend deux volumes en un, voici sa composition :

  • 7 feuillets non-paginés, pour l’avertissement et la préface de l’auteur
  • les 236 pages du 1er volume
  • la page de titre de la 2e partie
  • 6 pages de préface
  • les 273 pages du 2nd volume
  • 3 pages de tables

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Chaque conte ou nouvelle est précédé d’une gravure et certains sont terminés par des vignettes.

contes

Durant les siècles qui ont suivi la publication des œuvres de La Fontaine, de nombreux illustrateurs se sont employés à leur donner vie. Certains plus brillamment que d’autres et parmi eux, le graveur Schall, qui en 1791 fut le premier à proposer des gravures en couleurs non coloriées à la main. On compte également Jean-Baptiste Oudry, un peintre et graveur du XVIIIe, dont les dessins minutieux et enchanteurs ont été réédité chez Jean de Bonnot en 1969. Plus récemment, des artistes se sont distingués par leur interprétation originale et haute en couleurs des Fables. On se souvient notamment de Benjamin Rabier ou de Béatrice Mallet dont les dessins plein de charme et d’innocence ont marqué de nombreuses générations d’enfants !

L’illustrateur

Romain de Hooge/Romeyn de Hooghe (1645-1708) était un artiste néerlandais prolifique et touche-à-tout, produisant près de 3500 œuvres durant sa carrière ! Né à Amsterdam, il se tourne vers la gravure, le dessin, la peinture mais aussi la sculpture et la fabrication de médailles. De Hooge est reconnu pour ses caricatures (de Louis XIV notamment) et son style baroque. Deux participations majeures : l’illustration du « Hieroglyphica of Merkbeelden der oude volkeren » (1785 – Symboles des peuples anciens) et des « Contes et nouvelles en vers ».

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L’auteur

On ne présente plus Jean de La Fontaine (1621 – 1695), qui est l’un des plus célèbres auteurs français. Quel écolier n’a pas récité « Le Corbeau et le Renard » ou « La Cigale et la Fourmi » ? Bien qu’il soit plus reconnu pour ses Fables, il a également écrit des contes licencieux et des poèmes, mais aussi des livrets d’opéra et des pièces de théâtre. La portée moraliste que l’on connaît principalement à travers ses fables, imprègne l’ensemble des son œuvre.

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Pour finir, voici quelques vers de La Fontaine qui sont devenus des maximes. Saurez-vous retrouvez de quelle fable ou conte ils proviennent ?

  • « Tel est pris qui croyait prendre »
  • « La raison du plus fort est toujours la meilleure »
  • « Aide-toi, le Ciel t’aidera »
  • « Un tiens vaut, ce dit-on, mieux que deux tu l’auras »
  • « Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage »
  • « Je plie et ne romps pas »

By: Audrey Cosnier Les Trouvailles de la Librairie Tags: Comte de Camden, Contes, de Hooge, Dix-huitième siècle, Fable, Fleming Crooks, Gravure, La Fontaine, Nouvelles, Pierre Brunel, reliure

20 Mai 2016

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Stèles, de Victor Segalen

Il y a parfois des oeuvres qui font se dérober sous vos pieds le sol rassurant de vos habitudes littéraires. Qui gomment votre système de repères pour le remplacer par un autre, tout aussi élaboré mais qui vous est strictement étranger et, par là même, fascinant.

C’est ce qui m’est arrivé lors de ma première lecture de ce recueil de Victor Segalen. Écrit durant son voyage en Chine, ces poèmes doivent leur forme aux stèles funéraires couvertes d’idéogrammes qu’il va y découvrir. Transposant son choc culturel dans ses oeuvres, y employant des épigrammes en chinois, et allant même jusqu’à publier ce recueil dans un format asiatique, Victor Segalen va puiser à la fois dans la culture chinoise et dans sa propre existance pour créer une forme poétique extrêmement moderne.

Ce petit recueil va vous enchanter, dans le sens premier : sa magie va indubitablement par vous ensorceler, et va vous ouvrir la porte d’un monde entièrement composé, en fait, de poésie…

By: Bruno Foligné Les mains dans les poches Tags: Chine, France, Poésie, Victor Segalen

18 Mai 2016

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Popolôrepô, illustré par Pierre Fau avec un envoi de Paul Poiret (1927)

Le billet du jour porte sur un ouvrage rare, drôle et mythique. Nous avons mentionné son auteur dans notre dernier article « Robes et Femmes. » Il s’agit de « Popolôrepô, morceaux choisis par un imbécile et illustré par  un autre », les deux acolytes étant Paul Poiret pour l’écriture et Pierre Fau pour les illustrations. Un titre à répéter plusieurs fois avant de pouvoir le prononcer correctement !

L’exemplaire, un in-8 initialement broché a été légèrement modifié. Les premiers plats ont en effet été remontés sur une chemise cartonnée pour accueillir l’ouvrage, par ailleurs intact. Le premier plat illustre bien le titre. Le livre se compose de 35 calligrammes illustrés par autant d’aquarelles couleurs hors-texte de Pierre Fau. Les coloris ont été réalisés par les spécialistes du pochoir Jean Saudé et Charpentier. Notre Popolôrepô est bien complet du livret de table des matières en vers, soit deux feuillets reliés par un ruban bleu ciel traversant un œillet.

Popolôrepô
Page de titre

Le tirage de l’édition originale de Popolôrepô est limité à 300 exemplaires numérotés, tirés sur du papier vélin blanc de Rives, pour le compte de l’éditeur Henri Jonquières. Notre exemplaire porte le numéro 95. Nous attirons ici votre attention sur l’existence de réimpressions pirates de l’ouvrage ! Certains éléments comme la numérotation de l’exemplaire ou la qualité du papier (normalement vieilli) peuvent vous aider à identifier une contrefaçon. Outre la numérotation, un autre « détail » rend notre exemplaire d’autant plus unique (et justifie son prix). Il s’agit de l’envoi composé par Paul Poiret à la page de garde. A l’instar des compositions de Popolôrepô, l’envoi est humoristique et poétique. Voyez plutôt : « Après un bon déjeuner / je n’ai / pas pu / repu / arriver / à trouver / une dédicace digne / des willing ». Par ailleurs, nous joignons à notre exemplaire un fac-similé édité par Chandeigne (2007).

Les calligrammes, assez peu conventionnels représentent à la fois une énigme et un jeu. Représentatifs de la légèreté et de la fantaisie de l’époque, ils ne sont pas sans rappeler l’humour de Bobby Lapointe allié à l’écriture SMS d’aujourd’hui. Pour la petite histoire, les calligrammes sont une idée de Paul Poiret pour divertir son fils Colin, alors enrôlé dans l’armée. Fort du succès de ce jeu phonétique auprès de son fils et de ses camarades, Poiret développe son idée avec la complicité de Fau. C’est ainsi qu’est publié Popolôrepô en 1927, un livre devenu culte à sa sortie. Un exercice de lecture à la fois poétique, absurde et malicieux qui plaît aux jeunes lecteurs comme aux plus grands.

Paul Poiret
Envoi de Paul Poiret

Un petit mot sur nos deux « imbéciles »…

Paul Poiret est né en 1879 à Paris. Il consacrera sa vie à la couture et à la mode, ouvrant sa propre maison de couture en 1903. Favorable à l’émancipation des femmes, il prônera une mode sans corsets. Il connaît un succès fulgurant mais éphémère. Bien que couturier de formation, il n’hésitera pas à laisser s’exprimer son art dans d’autres domaines (jouets, parfums, meubles, etc.). Paul Poiret est d’ailleurs considéré comme un précurseur du style Art déco. Bien qu’il soit mort ruiné et dans l’indifférence du grand public, sa griffe aura marqué son époque et survit encore aujourd’hui.

Pierre Fau (1888-1960) est dessinateur, dont les domaines de prédilection sont l’humour et l’actualité. Son trait, plutôt tortueux met en scène des « bonshognomes ».

Alors, êtes-vous prêt à vous régaler des bons mots de Popolôrepô ? Pour rappel, ce premier et seul tirage rend l’album introuvable, sans compter l’envoi rarissime de l’auteur !

Justificatif de tirage
Justificatif de tirage
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By: Audrey Cosnier Les Trouvailles de la Librairie Tags: aquarelles, Calligrammes, Henri Jonquières, Humour, Paul Poiret, Pierre Fau, Poésie, Popolôrepô

17 Mai 2016

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Cerveaux à vendre, d’André Fernez

Dans les volumes de la collections « Marabout junior », deux héros se partageaient les feux de la rampe. Le premier est l’aventurier le plus connu (aussi, et surtout, grâce à une chanson mythique d’Indochine) : Bob Morane, dont les aventures sont narrées par Henri Vernes. Le deuxième, c’est un héros souvent plus sombre, plus trouble, dont les aventures sont le fruit d’André Fernez : l’agent du contre-espionnage français Nick Jordan.

Et il est bien dommage que ce jeune héros n’ait pas eu le retentissement qu’il méritait, auprès du grand public. Car seul un cercle de connaisseurs voient encore en lui, à travers son statut d’espion froid et méthodique, un personnage réel, plein de complexité et d’humanité. Une seul conseil, alors : devenez l’un de ceux-là : lisez les aventures de ce personnage attachant et efficace… Et pourquoi ne pas commencer par la première d’entre elle, cette affaire des « Cerveaux à vendre »…

By: Bruno Foligné Les mains dans les poches Tags: André Fernez, Aventure, Espionnage, France, littérature jeunesse, livre de poche, Nick Jordan

10 Mai 2016

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Traité de la Réforme de l’Entendement, de Spinoza

Spinoza est probablement le philosophe le plus fascinant de l’histoire de la philosophie occidentale. Un penseur à part, au rationalisme moniste et panthéiste, alors que le Grand Siècle dans lequel il écrit est tout à l’inverse : sous le regard d’un Dieu Tout-Puissant, et où un dualisme forcené imposait de lourds préceptes moraux (lire, par exemple, l’excellent article sur la différence entre la morale du cocher et l’Éthique, dans le dernier numéro hors série de Philosophie Magazine consacré à Spinoza).

Nietzsche voyait en lui une sorte précurseur de génie… Hegel expliquait de lui que la seule alternative pour tout philosophe, c’était de se frotter à l’oeuvre de Spinoza, ou de ne pas faire de philosophie du tout…

Dans mon histoire personnelle, Spinoza est le philosophe qui a marqué de la manière la plus profonde, ma pensée et ma vie (juste devant un Denis Diderot, qui est, d’ailleurs, l’un des plus spinozistes des philosophes français…)

Ce court traité, inachevé, le « De Intellectus Emendatione » (la tradition traduit le titre par « Traité de la Réforme de l’Entendement », mais les derniers traducteurs lui préfèrent « Traité de l’amendement de l’intellect », plus précis), est consacré à la connaissance. Comment connaissons-nous ? Comment atteindre la vérité ? Mais attention : nous ne sommes pas en présence d’un « Discours de la méthode » à la Descartes. Ce texte ne devait et ne doit pas servir d’introduction à l’ « Éthique ». Non : il s’agit plutôt d’un angle différent, d’une position autre du regard, d’une manière originale d’appréhender (et, pour le philosophe, d’exposer) les idées spinozistes de Vérité, de Dieu, de Liberté…

Une lecture indispensable (comme toute l’oeuvre de Spinoza…), libératrice et porteuse de Lumière, en ces temps de retour de l’obscurantisme…

By: Bruno Foligné Les mains dans les poches Tags: Hollande, Lumières, Philosophie, Spinoza

6 Mai 2016

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La Route des soleils, de Wildy Petoud

Le premier texte que j’ai lu de Wildy Petoud, c’était une nouvelle incroyable dans l’un des premier numéro de la revue Bifrost (le n°4, de février 1997) : « Nirvana, la crise des quarante, le trou de l’ozone, la vaisselle et la boîte des aliens ».

Ce texte (comme son titre le laisse prévoir) n’avait rien de ce que j’avais pu lire jusqu’alors. Prolixe, grouillant, avec un ton décalé, mais qui sonnait tellement vrai, que c’est une nouvelle à laquelle je suis très souvent revenu, tout en cherchant à lire d’autres textes de cette auteure.

À la même époque, je déambulais dans les « Territoires de l’inquiétude », cette série d’anthologies fantastiques du grand Alain Dorémieux… et, dans deux de ses volumes, je retrouvais avec joie la plume de Wildy Petoud (l’une des deux nouvelles, « Accident d’amour », d’ailleurs, remporta la même année le Prix Rosny Aîné et le Grand Prix de l’Imaginaire).

Cette auteure helvète a écrit de nombreuses nouvelles, et seulement deux romans : le totalement fascinant « Tigre au ralenti », et cet incroyablement drôle et foisonnant « La Route des soleils ». Jouissif, jonglant avec une joie non dissimulée avec tous les poncifs du space-opera, cette histoire d’auto-stoppeur intergalactique pris dans les méandres d’un univers trop grand pour lui, ne pourra que vous convaincre.

À lire ! À dévorer même !

By: Bruno Foligné Les mains dans les poches Tags: Fleuve Noir Anticipation, Science Fiction, Space Opera, Suisse, Wildy Petoud

4 Mai 2016

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Robes et femmes, 1913 : Enrico Sacchetti

Notre librairie vous propose aujourd’hui de découvrir un ouvrage rare et haut en couleurs. Il s’agit d’une publication, disons-le, rarissime d’art déco consacrée à la mode. Ouvrage qui n’est pas sans rappeler la superbe série « Mode et manières» (éditées par Pierre Corrard), dont nous avons parlé dans des précédents post.

Frontispice reproduisant la couverture de la chemise du recueil robes et femmes par Enrico Sacchetti
Frontispice reproduisant la couverture de la chemise du recueil robes et femmes par Enrico Sacchetti

La chemise cartonnée in-folio donne le ton et invite l’amateur à s’approcher. A l’intérieur, l’y attendent 13 éclatantes  illustrations en couleurs, représentant des esquisses de mode. Les dessins, colorés au pochoir ont conservé une saisissante intensité. Sur quelques illustrations, des détails feutrés mettent en scène les modèles et ajoutent du charme aux tableaux. Parmi les 14 planches illustrées de « Robes et femmes », on note la présence d’une belle double-page.

L’ouvrage contient donc 16 feuillets indépendants, imprimés au recto. Avec la composition suivante : un frontispice, une page de titre, les 11 planches illustrées, le tout complété par la justification de tirage, limité à 300 exemplaires numérotés (le nôtre est le n°192). Chacune des pages de « texte » est illustrée. La gravure de mode apparaissant en couverture est également utilisée en page de titre. Chaque planche est signée de la main de l’artiste. L’ensemble présente une très belle qualité d’impression.Robes et femmes, tirage
Enrico Sacchetti(1877-1967) est né à Rome, bien que sa famille soit Toscane. Il obtient d’abord un diplôme à l’Institut Technique, afin de répondre aux attentes de son père. Mais, initié dès le plus jeune âge à la peinture, il se tourne très vite l’art. Sacchetti trouve son premier travail dans des journaux milanais, en tant qu’illustrateur et caricaturiste. Par la suite, il deviendra un illustrateur publicitaire à succès. En 1908, il décide d’aller vivre en Argentine (où il dessine pour le journal « El Diario »), mais déçu par l’Amérique du Sud, il retourne en Europe 4 ans plus tard. A son retour, il s’installe quelques temps en France et devient créateur de mode. Il collabore alors avec Marinetti-considéré comme le père du futurisme, sur sa revue «Poesia». Lorsque la 1ère guerre mondiale éclate, il repart en Italie, où il dessine pour des revues, illustre des livres mais également des cartes postales. Sacchetti travaille aussi pour « La tradotta », version italienne de la célèbre revue de guerre « Troisième armée ».

L’esthétique d’Enrico Sacchetti est reconnaissable à son style graphique. En comparant « Robes et femmes » à «Modes et manières d’aujourd’hui» de R. Bonfils ou G. Lepape, on peut dire que Sacchetti interprète la mode de façon un peu plus légère, voire humoristique. Dans les deux cas, on retrouve un amour tendre pour les femmes. Les visages des modèles, leurs poses extravagantes et leurs silhouettes longilignes participent à cette impression. On note également la présence de fourrures, plumes, tuniques et turbans qui rappellent les créations avant-gardistes de Poiret, caractéristiques de l’époque. Un vrai régal pour les yeux !

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By: Audrey Cosnier Les Trouvailles de la Librairie Tags: Art Déco, Corrard Pierre, Enrico Sacchetti, Mode, Robes et Femmes

3 Mai 2016

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Gros arrivage de la collection « Gerfaut » et du « Fleuve Noir Anticipation »

Un très bel arrivage à la Pochothèque ! Un très grand nombre de nouveaux titres dans ces deux collections a trouvé le chemin de la librairie il y a quelques jours. Ainsi qu’un grand nombre d’autres volumes, dans différents thèmes et différentes collections : un ensemble de plus de 1000 livres de poches, tous différents !

Parmi ceux-là, près de 350 « Gerfaut », tant dans la collection classique que dans la collection double. Il y en a même quelques uns de la série « Cape et d’épée ».

Et environ 200 romans de la mythique collection du Fleuve Noir « Anticipation », parmi lesquels des titres peu fréquents et des auteurs recherchés : P. J. Hérault, Gilles Thomas, Alain le Bussy, Jean-Marc Ligny, Laurent Genefort, Serge Brussolo, Raymond Milési, Michel Pagel, Samuel Dharma, Francis Berthelot, Jean-Pierre Garen… Sans compter que la plupart de ces volumes se situent dans les derniers numéros de la collection (un bon nombre avec la couverture bleue trouée d’un triangle, et quelques uns postérieurs, dans les sous-collections « Legend » ou « Space »).

 

Le reste de cet arrivage est vraiment très éclectique : de la littérature de tous horizons, du polar, des textes autour de la Bretagne…

Bref, un bel ensemble qui vient grossir les rayons déjà bien remplis de notre Pochothèque… N’hésitez pas à venir nous voir !

By: Bruno Foligné Arrivage Tags: Fleuve Noir Anticipation, Gerfaut, livre de poche

26 Avr 2016

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Le Cercle de la Croix, de Iain Pears

Un polar au long court, fascinant dans sa construction comme dans son écriture…

1663. Un gentilhomme d’Oxford est retrouvé mort dans son cabinet de l’Université. Empoissonné. Après enquête, c’est sa servante qui est accusée, jugée, condamnée et executée. L’histoire nous en est raconté par un témoin, Marco da Cola, un médecin vénitien de passage. Un autre témoin intervient : ce n’est pas exactement comme ça que ça s’est passé. Quelques fléchissements de lignes narratives plus loin, une autre vérité… Mais un troisième témoin pourrait lui aussi faire s’écrouler, peu à peu, cette mécanique trop bien huilée… Au delà de la recherche classique d’un roman policier, autour du meurtrier et de ses mobiles, on se plait à se perdre dans la question du témoignage et de sa fiabilité… Où se situe donc la vérité des faits, dans cette profusion de visions ?

Un grand polar, de plus de 900 pages, qui vous emmène dans les méandres d’une enquête passionnate… Simplement : À LIRE !

By: Bruno Foligné Les mains dans les poches Tags: Angleterre, Iain Pears, Polar
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