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12 Oct 2016

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La revue « La Cuisinière Cordon-bleu », année 1896

L’article de cette semaine risque de mettre vos papilles en émoi ! La librairie Abraxas a le plaisir de partager avec vous cette véritable trouvaille : la compilation des revues « La Cuisinière Cordon-Bleu » parue en 1896. Un livre et surtout son auteure, fondateurs dans l’histoire de la cuisine à la française…

Page de titre de la revue La Cuisinière Cordon Bleu 1896
Page de titre de la revue La Cuisinière Cordon Bleu 1896

Une revue consacrée à la cuisine

En janvier 1895, Marthe Distel -fait rare pour une femme à l’époque, décide de fonder une revue consacrée à la cuisine. Le magazine paraît toutes les semaines et comporte bien sûr des recettes (illustrées), mais aussi des conseils relatifs à la nutrition, des présentations d’aliments et même des offres d’emploi dans la restauration !

Pour la deuxième année de parution de la revue, Marthe Distel décide d’offrir à ses abonnés des cours de cuisine avec des chefs renommés. Les recettes ainsi enseignées sont par la suite publiées dans le magazine. Une idée gagnante qui accroît sans cesse le nombre d’abonnés. A la mort de Marthe Distel, à la fin des années 1930, la revue rebaptisée entre-temps « Le Cordon Bleu » compte 25 000 abonnés ! Rapidement, le magazine devient dépendant des cours dispensés en évoluant en journal officiel de l’école de cuisine ainsi fondée. Sa publication s’arrête dans les années 1960 et sera remplacée par des livres de recettes thématiques.

Pourquoi le Cordon Bleu?

La journaliste n’a pas choisi le titre de sa publication au hasard. Il fait référence à l’ordre du Saint-Esprit, une distinction du XVIe s. accordée par la monarchie à ses plus illustres sujets. On reconnaissait les chevaliers de l’ordre à la croix de Malte qu’il portaient, elle-même suspendue à un ruban bleu… Et rien n’était trop beau pour agréer et contenter ces personnages émérites, pour lesquels on organisait « des festins de cordons bleus« . Avec le temps, l’expression est passée des porteurs des cordons bleus aux organisateurs desdits festins puis aux cuisiniers.

La Cuisinière Cordon Bleu 1896
La Cuisinière Cordon Bleu 1896

 Les écoles Cordon-Bleu

Pour attirer plus d’abonnés et récompenser ses fidèles lecteurs, Marthe Distel décide donc d’organiser des cours de cuisine. Dès le début, des professionnels reconnus répondent présent à son invitation. Le premier cours a lieu le 4 janvier 1896 et s’offre le luxe de la toute dernière avancée technologie: l’électricité, et plus particulièrement le four électrique. Suite aux succès des cours associés à « La Cuisinière Cordon-Bleu » -et ce à travers le monde entier, ce qui était un extra devint une entité à part entière, notamment à l’aide du chef Henri-Paul Pellaprat. Au fil des décennies, Le Cordon Bleu se développa et prospéra jusqu’à devenir une véritable institution parisienne. Aujourd’hui, près d’une quarantaine d’écoles ont fleuri dans les plus grandes villes du monde, répandant à travers leur enseignement, l’art de la cuisine à la française.

En définitive, la revue « Le Cordon-Bleu », en publiant les recettes de l’école éponyme a participé à la codification de la gastronomie française. Les définitions et exemples donnés donnant forme et substance à des idées souvent exprimées pour la première fois sur papier. Vous reprendrez bien un peu de Bastion de cailles à la Vauban ?

La Cuisinière Cordon Bleu
La Cuisinière Cordon Bleu
Idée de menu
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By: Audrey Cosnier Les Trouvailles de la Librairie Tags: Alimentation, Art culinaire, Cuisine, dix-neuvième siècle, Gastronomie, La Cuisinière Cordon-Bleu, Marthe Distel, Recettes, Revue, Revue illustrée

4 Oct 2016

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Les éditions Zodiaque et l’art roman à travers nos régions

Nous nous penchons cette semaine sur les éditions Zodiaque ! Et plus particulièrement sur la collection La Nuit des Temps, qui a célébré l’histoire de l’art roman à travers nos régions. Suivez le guide pour une plongée à travers un monument du livre français.

Editions Zodiaque
Itinéraires romans en Ile-de-France

Pourquoi les éditions Zodiaque ?

La maison d’édition a été fondée en 1951 sous l’impulsion de Dom Angelico Surchamp. Ce moine bénédictin français est aussi médiéviste et s’intéresse tout particulièrement à l’art roman. C’est donc dans l’abbaye de la Pierre-Qui-Vire, dans l’Yonne, qu’est éditée et imprimée la plupart des ouvrages Zodiaque.

A l’origine, quelques moines de l’abbaye, ainsi que des universitaires (dont Marcel Durliat, Raymond Oursel et Jean Dieuzaide) décident de créer des expositions puis des revues consacrées à l’art roman. Projet qui ne tarde pas à évoluer vers les livres et collections que nous connaissons. Angelico Surchamp choisit comme nom d’édition Zodiaque, afin de « revenir à une vraie notion de temps basée sur les lois de la nature : à une vie normale, inscrite dans le déroulement, voulu par Dieu, du monde et des choses« . L’homme de foi est également très porté sur les arts et son entreprise porte en elle la volonté de  réconcilier l’Église avec l’art moderne, en redonnant à ce dernier sa sacralité.

Une collection dédiée à l’art roman

La collection dont nous parlons aujourd’hui est « La Nuit des Temps ». Il s’agit d’une collection phare dans le monde de l’histoire de l’art qui a fondé la renommée de la maison d’édition Zodiaque. Elle est divisée en trois parties. La première se nomme « Introduction à la nuit des temps » et introduit justement l’art médiéval en 16 volumes. « La Nuit des Temps-France », nous fait redécouvrir les régions françaises par le prisme de l’art roman (Corse, Normandie ou Champagne par exemple) à travers quarante volumes. Enfin, « La Nuit des Temps-Étranger » nous emmène cette fois à travers l’Europe romane (Angleterre, Belgique ou Vénitie) en 37 volumes.

De nouveaux horizons

Si la collection La Nuit des Temps est la plus connue, les éditions Zodiaque comptent en tout une douzaine de collections toutes dédiées à l’art. En voici quelques-unes :

-La collection « Le ciel et la terre » est consacrée à quelques monuments d’art gothique français (8 vol.).

-« Les points cardinaux » présente quant à elle les textes littéraires essentiels portant sur les œuvres majeures du patrimoine artistique (27 vol.).

-« La route des mages » explore des horizons plus lointains avec l’art religieux en Chine, Inde, Tibet et Afrique noire (4 vol.).

N’hésitez pas à vous rendre sur le site Romanes.com, riche d’informations sur les éditions Zodiaque et qui liste de façon exhaustive les ouvrages parus.

Les éditions Zodiaque représentent donc une collection très prisée que nous vous invitons à découvrir. La qualité des matériaux employés, des photographies et des textes, en un mot leur conception font des ouvrages Zodiaque un monument de l’histoire du livre.

Aragon roman
Aragon roman
Éditions Zodiaque
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By: Audrey Cosnier Blog Tags: Architecture, architecture religieuse, Art roman, Editions Zodiaque, Moyen-âge, Nuit des temps, région

12 Sep 2016

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Georges Simenon, l’auteur aux mille visages

Nous nous penchons cette semaine sur un auteur devenu incontournable dans la littérature populaire : Georges Simenon. Si les noms de Commissaire Maigret, Liège et G. Sim vous intriguent, nous vous en disons plus sur cet écrivain hors-du-commun.

Georges Simenon

L’enfance précoce de Georges Simenon

Cet écrivain belge voit le jour à Liège le 13 février 1903. Son père, Désiré Simenon est comptable et sa mère, Henriette Brüll est employée de magasin. A 3 ans, le petit Georges sait déjà lire et écrire et est un écolier exemplaire, toujours en tête de classe. A 12 ans, il sait qu’il veut devenir écrivain. En 1918, il abandonne ses études et enchaîne des boulots alimentaires. Un an plus tard, il devient reporter pour « La Gazette de Liège », Georges Simenon n’est alors âgé que de 16 ans. Cette expérience aura une incidence directe sur ses écrits futurs. En effet, le jeune Georges s’intéresse tout particulièrement aux enquêtes policières et à tout ce qui concerne la police scientifique. Il produira plus d’un millier d’articles pour le journal et commencera même à utiliser plusieurs des ses fameux pseudonymes, dont le célèbre « G. Sim« .

Georges Simenon, un auteur prolifique

C’est en 1919 que Georges Simenon écrit son premier roman. « Le Pont des Arches » sera publié deux ans plus tard sous son pseudonyme de journaliste. Il ne s’arrêtera plus. Durant sa vie d’auteur, il écrit 117 romans sous son vrai nom et près de 200 romans populaires signés de différents pseudonymes. Si vous êtes fan de Maigret, sachez que Simenon a écrit 103 épisodes autour des aventures du personnage (soit 75 romans et 28 nouvelles). Certains se sont amusés à répertorier le nombre de personnages auxquels Simenon a donné vie, soit environ 9000 évoluant dans 1800 lieux du monde entier ! L’oeuvre de Georges Simenon est devenue une source d’inspiration pour le 7e art, à ce jour près de 65 films français ont été adaptés de ses romans, sans compter tous les épisodes de Maigret adaptés pour la télévision. En tout, les œuvres de Simenon se seront vendues à 550 millions d’exemplaires à travers une cinquantaine de pays.

En robe de mariée, de "Georges Sim"
En robe de mariée, de « Georges Sim »

Les 27 pseudonymes de Georges Simenon

En fonction des types d’ouvrages qu’il rédigeait, Georges Simenon utilisait son vrai nom ou alors un ou plusieurs pseudonymes. Écrivant énormément pour les journaux humoristiques et les revues légères, les pseudos consacrés à cette littérature sont les plus nombreux. On retient par exemple, Aramis, Bobette, Miquette, Pan ou encore Le Vieux Suiveur. Le pseudo de Christian Brulls (du nom de jeune fille de sa mère) était utilisé pour des écrits haut-de-gamme, tout comme Georges Sim. Simenon a aussi écrit des oeuvres « galantes », pour lesquelles il réservait d’autres noms plus croustillants, tels que Poum et Zette, Kim, Tom Gut ou encore Plick et Plock. D’autres, comme Georges Georges-Martin (et ses variantes), Jean Dorsage ou Jean Du Perry  étaient quant à eux des noms réservés à des productions plus « bas-de-gamme ».

Après avoir passé toute une vie à écrire, Georges Simenon s’éteint à Lausanne, en 1989, à l’âge de 86 ans. Outre ses innombrables romans, il laisse derrière lui des essais, conférences, nouvelles, contes galants et autres écrits qui ont inspiré et continuent d’inspirer des auteurs, des réalisateurs et autres metteurs en scène. Sans oublier les millions de lecteurs qu’il a gardé en haleine et fait voyager !

By: Audrey Cosnier Les Trouvailles de la Librairie Tags: Contes galants, Ecrivain, Georges Simenon, Humour, journalisme, Littérature, Littérature populaire, Maigret, Policier, roman, Roman populaire

5 Sep 2016

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« Le monde dans la Lune » de John Wilkins, un ouvrage de 1655 !

Cette semaine, Abraxas-Libris vous propose un voyage dans le temps et l’espace. Rendez-vous au XVIIe siècle, à l’époque où la Lune n’est guère plus qu’un disque qui brille dans la nuit. Vers 1650, « Le monde dans la Lune » pose une théorie « farfelue » : et si la Lune était une planète ? Un livre rare et riche de l’Histoire fascinante des sciences. En vieux françois bien évidemment !

Pièce de titre au dos
Pièce de titre au dos

Un trésor qui traverse les âges

Tenir un livre du milieu du XVIIe siècle n’est pas chose courante, et c’est toujours avec précaution et enchantement que l’on feuillette ses pages. Plus proche de la date d’invention de l’imprimerie que de celle la liseuse électronique, « Le monde dans la Lune » est le témoin  palpable d’une époque révolue. Plus concrètement, il est en excellent état pour un livre de plus de 350 ans. D’après une note figurant au 1er contre-plat, l’ouvrage a été « lavé et relié [en] 1861 ». Sa couverture est en plein parchemin, probablement de récupération : des restes d’écriture manuscrite sont encore parfaitement visibles. Cette technique, assez usuelle aux XIXe et début du XXe siècle produit parfois des résultats imparfaits. Ici cependant, la reliure a été soigneusement réalisée et ne souffre d’aucun défaut.

Détail remarquable : le frontispice ornant le début de l’ouvrage. Y sont représentés des pontes de la science, i.e. Copernic, Galilée et Kepler. Des savants qui ont servi de référence à John Wilkins.

Fronitspice avec Copernic, Galilée et Kepler
Frontispice avec Copernic, Galilée et Kepler

John Wilkins, homme de sciences et homme de foi

Né en 1614 en Angleterre, John Wilkins est élevé dans une famille aux valeurs puritaines. Il commence ses études supérieures à l’âge de 13 ans et obtient son Master of Arts degree en 1934. Parallèlement, il entre dans les ordres et endosse par la suite diverses fonctions ecclésiastiques. A l’âge de 24 ans, John Wilkins publie son premier ouvrage : « The Discovery of a World in the Moone », suivit deux ans plus tard par une version plus complète, celle retenue pour  la traduction française de 1655. Fait intéressant, son essai est rédigé en anglais (et non en latin, langue de la science), preuve que l’auteur cherche à atteindre un large public.

En 1641, l’auteur publie anonymement un nouvel ouvrage, dans un tout autre domaine : la cryptographie. Son « Mercury, or The Secret and Swift Messenger » sera par la suite utilisé par les leaders de la Première Révolution anglaise. Pour ses 34 ans, Wilkins est nommé directeur du Wadham College d’Oxford, puis du Trinity College en 1659. A la suite de quoi il fonde la Royal Society, une institution historique dont le but est de promouvoir les sciences. Wilkins travaille également à la création d’une nouvelle écriture compréhensible internationalement et d’une unité de mesure universelle, qui donnera plus tard le mètre ! Suite à la Restauration anglaise de 1660, notre savant est congédié et décide alors de se consacrer plus pleinement à l’Église. Il finira évêque de Chester, une position élevée dans la hiérarchie catholique.

John Wilkins réussit à faire cohabiter ses deux « religions » : la science et sa foi chrétienne. Pour cela, il choisit d’intégrer la volonté de son Dieu à ses raisonnements scientifiques. Il garde cependant un esprit critique vis-à-vis des interprétations littérales de la Bible.

Page de titre
Page de titre

L’historie de Wilkins vous a plu ? Apprenez-en plus sur ses théories en lisant notre fiche produit. Encore une fois, ce livre de 1655 est très rare et en excellent état de conservation pour son âge ! En le prenant dans vos mains, vous sentirez l’odeur des siècles passés. Alors, êtes-vous prêt à remonter le temps ?

Le monde dans la Lune, John Wilkins
Le monde dans la Lune, John Wilkins
Couverture de l'ouvrage, "relié et lavé en 1861"
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By: Audrey Cosnier Les Trouvailles de la Librairie Tags: Astronomie, John Wilkins, Livre du XVII° siècle, Lune, reliure, science, XVIIe siècle

28 Juil 2016

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La collection 1000 Soleils (Gallimard jeunesse)

             Aujourd’hui, nous souhaitons vous faire découvrir la célèbre collection « 1000 Soleils », lancée par Gallimard en 1972 et dont les couvertures auront marqué toute une génération de jeunes lecteurs. Laissez-vous tenter par ce voyage dans le temps au pays de l’imaginaire jeunesse!

Pagnol,Homère,Calvino
La collection 1000 Soleils

La collection « 1000 soleils » : alliance entre littérature jeunesse et illustration

            Dans cette première collection de littérature jeunesse de la prestigieuse maison d’édition Gallimard, les directeurs de collection Pierre Marchand et Jean-Olivier Héron choisirent de rééditer de grands textes de la littérature internationale et de les rendre attrayants pour un public adolescent. Au catalogue, des classiques (Homère, Marcel Pagnol, Ernest Hemingway… ), des romans d’aventures et d’action (Roger Frison-Roche, Joseph Kessel, Jack London…), des polars (Gaston Leroux) mais aussi des titres de Science Fiction (Ray Bradbury) et de Fantastique (Edgard Allan Poe).

       La période estivale étant propice aux promenades dans la belle cité de Bécherel, nous vous invitons à retrouver en librairie nos exemplaires  (qui pour une fois ne sont pas en ligne!):

Etagère librairie
Etagère librairie
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             Pour attirer un jeune public, les éditeurs misèrent sur une présentation luxueuse : livres reliés (cartonnés), de format 21 x 13 cm, mais surtout sur une jaquette illustrée (à partir de 1991, c’est la couverture qui est illustrée et la jaquette disparaît). Les directeurs de collection font appel à de grands artistes, tel Enki Bilal pour les Chroniques Martiennes de Ray Bradbury ou encore Christian Broutin pour L’Iliade. Dans chaque ouvrage, un frontispice, constitué d’un dessin en double-page, prolonge la rencontre entre littérature et dessin.

L'Iliade, Homère, Gallimard, collection 1000 Soleils, jaquette de Christian Broutin
L'Iliade, Homère, Gallimard, collection 1000 Soleils, jaquette de Christian Broutin
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Le parfum de la dame en noir
Dossier en postface du Parfum de la dame en noir

Certains ouvrages proposent également de poursuivre la lecture avec un dossier à teneur pédagogique et ludique. Cette courte postface éclaire un sujet ou un thème abordé dans le livre. Ainsi, à la fin du roman Le parfum de la dame en noir de Gaston Leroux, le lecteur est invité à s’aventurer dans le monde de l’enquête moderne. Ou encore, le dossier en postface des Chroniques martiennes propose de répondre à la question « La vie existe-t-elle ailleurs dans l’univers ? » à la lueur des dernières découvertes scientifiques de l’époque.

L’ambition des directeurs de collection de Gallimard était donc bien de faire revivre les textes classiques en les recontextualisant pour le jeune public.

Deux grands illustrateurs de la collection

Enki Bilal

L’importance de la contribution de l’artiste Enki Bilal à cette collection est à souligner. En effet, cette grande figure de la BD francophone (Cf. La Trilogie Nikopol, Le sommeil du monstre…),a marqué de son génie graphique les jaquettes de plus d’une dizaine de volumes! Une majorité de ces ouvrages appartiennent à la Science Fiction, genre de prédilection d’Enki Bilal (il a notamment collaboré à la revue Métal Hurlant).

La machine à explorer le temps, H.G. Wells, Gallimard, Collection 1000 Soleils, jaquette d'Enki Bilal
La machine à explorer le temps, H.G. Wells, Gallimard, Collection 1000 Soleils, jaquette d'Enki Bilal
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Jean-Olivier Héron 

Co-directeur de la collection « 1000 Soleils », Jean-Olivier Héron aura lui aussi laissé son empreinte sur la collection. Il est également auteur de livres pour la jeunesse et de romans.

Histoires extraordinaires, Histoires extraordinaires,Edgar Poe, Gallimard, Collection 1000 Soleils
Histoires extraordinaires, Histoires extraordinaires,Edgar Poe, Gallimard, Collection 1000 Soleils
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Cette collection a pris fin en 1993, après avoir publié 156 ouvrages. Par conséquent, les livres publiés entre 1991 et 1993, présentant une couverture illustrée, sont moins fréquents en librairie. On peut également remarquer que pour certaines éditions, l’image occupe une place bien moindre sur la couverture par rapport aux éditions précédentes. L’illustrateur de cette édition, Jean-Michel Nicollet, est notamment connu pour avoir illustré l’intégralité de la collection « Fantastique – Science-Fiction – Aventure »  aux Nouvelles Editions Oswald (NéO). Le roman Le Parfum de la Dame en noir, a connu trois rééditions (1974,1987,1991).

 

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Edition de 1974

Le Parfum de la dame en noire

A gauche : l’édition de 1991 / A droite : l’édition de 1987

Une collection 1000 Soleils déclinée

  • Le Rayon d’Or

Gallimard a également publié une collection grand format (in-4) qui présente de magnifiques jaquettes et des textes illustrés. L’ambition des éditeurs était de créer des « livres-albums » et de donner aux « livres-fleuves » (ex : Les Milles et une Nuit), un espace suffisant pour pouvoir se déployer sur les pages.

Contes des Mille et une nuits, Gallimard, Collection le Rayon d'Or
Contes des Mille et une nuits, Gallimard, Collection le Rayon d'Or
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  • Collection 1000 soleils OR

Cette collection conserve le même format que la collection 1000 soleils, mais offre une présentation plus « luxueuse » : un filet doré encadre une illustration sur le premier plat qui reprise sur le dos du livre. La présentation de la collection insiste sur la volonté d’associer luxe et prix accessible : il s’agit d’« un soin bibliophile accordé à des ouvrages pour tous ». Ces éditions ont aussi des textes illustrés.

Iliade, Homère, Gallimard, Collection 1000 soleils OR
Iliade, Homère, Gallimard, Collection 1000 soleils OR
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By: Pauline Hubert Les Trouvailles de la Librairie

26 Juil 2016

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Abraxas-Libris, librairie ancienne, since 1999

Cette semaine, nous vous en disons un peu plus sur votre librairie ancienne préférée, ou comment l’aventure Abraxas-Libris est née ! Vous trouverez également un petit rappel de ce que nous vous proposons en rayon. L’histoire se passe à Bécherel, à grand renfort de libraires passionnés, cachés derrière d’interminables piles de livres, mais aussi graĉe à vous, les amoureux du livre venus de tous les horizons…

La devanture d'Abraxas-Libris
La devanture d’Abraxas-Libris, à Bécherel

Abraxas-Libris : la rencontre de trois professionnels du livre

Au début des années 1990, deux libraires s’installent à Bécherel, une « Petite Cité de Caractère » située à 30 km au Nord-Ouest de Rennes. Le charmant village, autrefois célèbre pour ses fibres textiles de chanvre et de lin vient tout juste d’être estampillé 1ère Cité du Livre en France (et 3ème en Europe, s’il-vous-plaît). Patricia Pichot crée la librairie Le Seanachi (« conteur » en gaëlique), Bruno Foligné la libraire Chantefable et quelques années plus tard Bernard Farkas La Compagnie des Mots. A force de se côtoyer, un projet naît des échanges entre Bruno et Patricia : une librairie avec un très grand choix de livres, qui plus est disponibles à la vente en ligne. C’est un pari risqué : en effet ce mode d’achat est encore très peu répandu à l’époque ! En 1999, les trois mousquetaires s’associent et fondent Abraxas-Libris !

Abraxas se pare pour les fêtes
Abraxas se pare pour les fêtes

Ce que vous trouverez dans nos rayons

Abraxas-Libris, c’est une superficie de 500 m² dédiée au livre ! La librairie est divisée en deux sites, situés à quelques mètres l’un de l’autre. Dans la librairie originelle, vous trouverez, outre l’ambiance magique et des passages secrets, près de 60 000 livres en grand format ! Chaque libraire a son domaine de prédilection, mais tous sont prêts à partager avec vous leurs conseils éclairés et leur passion du livre. En ligne, ce ne sont pas moins de 45 000 références qui attendent d’être livrées chez vous en quelques clics.

Venez avec vos enfants découvrir la section qui leur est dédiée !
Venez avec vos enfants découvrir la section qui leur est dédiée !

Voici une liste (non-exhaustive) des genres et types d’ouvrages disponibles à la vente :

  • éditions originales
  • belles reliures
  • livres anciens et/ou rares
  • bande-dessinée
  • livres pour enfants
  • tous les genres de littérature (roman, poésie, théâtre, surréalisme, SF, etc.)
  • politique
  • marine
  • voyage
  • ésotérisme

Depuis quelques temps déjà, la librairie dispose d’un rayon musique (livres, mais aussi albums CD et disques vinyles), ainsi qu’un espace DVD.

La pochothèque fait la part belle au roman

En 2015, le second site se transforme en sanctuaire du livre de poche. Ici, plus de 20 000 titres tapissent les murs, et sont accessibles à partir d’1€. Vous retrouverez une belle sélection de chacun de ces genres :

  • Science-Fiction
  • Littérature classique
  • Poésie
  • Littérature jeunesse
  • Sciences Humaines (histoire, psychologie, philosophie, politique, religion et ésotérisme)
  • Policier

Une de nos étagères est intégralement consacrée à la collection des « Que sais-je « . Vous trouverez également quelques mangas (vendus à l’unité ou en série). Enfin, un autre petit rayonnage comporte des livres en langues étrangères (anglais principalement).

Notre rayon poche SF
Notre rayon poche SF

Nos horaires d’ouverture

Abraxas-Libris est une des seules librairies de France à être ouverte tous les jours de l’année, à l’exception du 25 décembre et du 1er janvier. Vous pouvez donc venir nous voir du lundi au dimanche de 10h à 12h et de 14h à 19h. Sur place, Patricia, Bruno et Jérôme se feront un plaisir de répondre à vos questions. Si vous avez des questions ou demandes particulières et que vous ne pouvez pas vous déplacer, n’hésitez pas à nous appeler aux mêmes horaires, la voix charmante d’Aude (en charge des commandes en ligne) vous répondra. A l’occasion, Alexandra et Audrey vous guideront dans les rayons de la pochothèque.

Bienvenue à la pochothèque ! Abraxas-Libris
Bienvenue à la pochothèque !

Comment nous contacter

Tous les moyens sont possibles ! Vous pouvez venir nous voir ou nous écrire à cette adresse :

Abraxas-libris
7 rue du faubourg Bertault
35190 Bécherel
France

Vous pouvez également nous contacter par téléphone ou courriel:
Tel : 02 99 66 78 68
Email : contacts@abraxas-libris.fr

Enfin, n’oublions pas les réseaux sociaux ! Ici, notre Facebook principal, là, celui de la pochothèque. N’hésitez pas à vous y abonner en « aimant » nos pages. Chaque semaine des actualités, chroniques et articles autour du livre paraissent et sont à retrouver sur nos blogs.

Un mur entier recouvert de livres poche SF
Un mur entier recouvert de livres poche SF

Vous vous demandez ce que peut bien vouloir signifier « Abraxas » ? Eh bien, figurez-vous qu’un insecte porte ce nom. Un indice ? Regardez de plus près le logo de la librairie, ou encore sa carte de visite. Mais il ne s’agit là que d’une des symboliques d’Abraxas. Pour connaître les autres, rien ne vaut l’explication d’un des « abraxiens ». Vous savez où nous trouver !

By: Audrey Cosnier La Vie de la Librairie Tags: Abraxas-Libris, Bécherel, Cité du livre, Librairie, Librairie Abraxas-Libris, livre, livre de poche, Vente en ligne

19 Juil 2016

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Au Bonheur des ogres, de Daniel Pennac

Je me souviens de ma découverte de cette saga de Daniel Pennac. C’était en 1995, le quatrième volet, « Monsieur Malaussène » venait de sortir, en collection blanche chez Gallimard. J’avais vu une interview de l’auteur qui m’avait conquise : les précédents avaient été publiés en Série Noire (gérée au sous-sol de l’immeuble Gallimard, disait-il), là il montait d’un étage ! Et avec le sourire, il disait que peut-être, un jour, il serait édité encore à l’étage au dessus, dans La Pléiade…

C’est ce qui m’a convaincu d’aller me frotter avec sa plume : cet humour plein de désinvolture et de gentillesse.

L’idée de base, aussi : Benjamin Malaussène, le héros principal de la saga, a un travail pour le moins étrange : il est bouc-émissaire dans un grand magasin… Un client pas content se plaint à la direction ? Devant ce même client, la direction lui passe un savon, et le tour est joué ! Comme il avait l’art de toujours se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, et de subir des récriminations injustes, il en a fait son métier…

Mais dans ce premier roman, Au bonheur des ogres, ce don étrange d’attirer les ennuis est quand même un sacré poids : après trois explosions de bombes sur son lieu de travail, tout porte à croire qu’il en est l’auteur !

Avec une brochette de personnages attachants etune écriture efficace, la lecture de ce roman (puis de « La Fée carabine« , de « La Petite Marchande de prose« , de « Monsieur Malaussène » et d’ « Aux fruits de la passion », plus la lecture de « Des chrétiens et des Maures« , longue nouvelle où la Saga Maulaussène croise le héros des romans de Jérôme Charyn) vous emmenera tout l’été en vagabondage, le sourire aux lèvres.

 

By: Bruno Foligné Les mains dans les poches Tags: Daniel Pennac, France, Humour, Roman policier, Saga

12 Juil 2016

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La Nuit du Jabberwock, de Fredric Brown

Voici (re)venir un des Dieux de mon Panthéon : FRÉDRIC BROWN !

Frédric Brown était correcteur pour les pulps, ces petits magazines édités chaque mois sur papier de mauvaise qualité (d’où le nom de pulp, faisant référence au papier utilisé), et consacré aux littératures de genre (policier, science-fiction, etc.). Et c’est là, en se frottant au plus proche des textes et de leur facture, qu’il a pris le virus : il s’est mis à écrire.

Des romans policiers, beaucoup. Simplement deux romans de science-fiction (dont l’incroyable Martiens Go Home !, dont j’ai déjà parlé ici). Mais surtout des nouvelles, dans tous les genres, de toutes tailles (il maîtrise incroyablement les très (voire très très) courtes nouvelles, comme dans Fantômes et farfafouilles !)

L’une de ses très grandes réussites (je réalise que cette entame de phrase, je peux l’employer pour toutes ses oeuvres…), c’est un roman policier étrange et fascinant : La Nuit du Jabberwock. Doc Stoeger, directeur du journal local et grand amateur de whisky et de littérature (il voue un culte à Lewis Carroll) vient de boucler son édition. Il va, comme à son habitude, au bistrot de l’autre côté de la rue. En passant la porte, c’est comme s’il traversait le miroir… Il se retrouve dans le monde de son idole, avec des gangsters qui croisent des borogoves… Il tente d’éviter, comme il peut, les tueurs et les cadavres, mais surtout le Jabberwock, qui s’est lancé à ses trousses. En une seule nuit, tout se précipite. Est-ce que tout a basculé pour lui ? Est-il fou ou est-il réellement passé de l’autre côté du miroir ? Sinon : quoi d’autre ?

D’ailleurs, toi, le lecteur : est-ce que tu lis un roman policier ou un roman fantastique ?…

En tout cas, ce qui est certain, c’est que c’est un sacré bon roman ! À lire, sans hésitation !

By: Bruno Foligné Les mains dans les poches Tags: Etats-Unis, Fantastique, Fredric Brown, Lewis Carroll, livre de poche, Roman policier

12 Juil 2016

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« Sapho » et « L’Aiglon », nos deux étonnantes et précieuses reliures Jotau

Cette semaine, nous souhaitons vous faire découvrir deux ouvrages à la reliure des plus particulière ! Il s’agit de « Sapho » d’Alphonse Daudet (1929) et de « L’Aiglon » d’Emond de Rostand (1928). Et si vous voulez en savoir plus sur les reliures Jotau, c’est par ici !

Sapho de Daudet, relié par Jotau
Sapho de Daudet, relié par Jotau

Des reliures aussi belles que fragiles

Au toucher, le livre est lourd, mais aussi lisse et satiné. Plusieurs théories existent concernant la matière utilisée pour la fabrication de ces reliures. Pour certains, il s’agirait de pollopas (un matériau proche de la galalithe) et pour d’autres, d’un type de bakélite. Dans tous les cas, il s’agit d’un polymère thermodurcissable, de la matière plastique en somme, qui vers 1930 commence tout juste à être utilisée dans l’industrie et dans l’art-déco. Le dos et les plats de la reliure sont articulés grâce à des charnières de type « piano », permettant d’ouvrir le livre complètement et rendant la manipulation des plus agréables. Malheureusement, il s’avère que la fragilité relative et le coût de ce type de reliure ont mis fin au procédé de fabrication. A manipuler avec précaution donc, car les coins et charnières ont tendance à casser sous les chocs ! Nos deux exemplaires ne présentent cependant ni manque ni fêlure!

Sapho de Daudet, relié par Jotau
Sapho de Daudet, relié par Jotau

On remarque que les titres sont gravés dans du métal poli (en étain, plus précisément) et que dans le cas du « Sapho » d’Alphonse Daudet, la pièce de titre est encadrée par deux frises décoratives de style Art Déco. Il faut également préciser que les plaques correspondent bien au titre et à l’auteur des ouvrages (ce qui n’était pas toujours le cas avec les reliures Jotau) !

Une fois le livre ouvert, un autre atout de charme apparaît : les gardes, mises en valeur par les larges marges de pollopas noires. Faites de papier peint avec des motifs d’écaille, leurs couleurs vives et chamarrées sont remarquablement belles !

Le procédé Jotau et l’industrialisation du livre

Intéressons-nous maintenant à la fabrication de ces intéressantes reliures ! En 1908, Joseph Taupin (Jo-Tau) rachète une petite maison de cartonnage et de brochage de livres située à Paris. C’est lors d’un séjour aux États-Unis qu’il découvre les nouvelles méthodes de production à l’américaine mettant en avant la rationalisation des tâches et la gestion d’entreprise. Séduit, Taupin décide d’utiliser ces nouveaux procédés à son retour en France. Il devient ainsi le premier relieur d’envergure industrielle. En 1923 et par l’intermédiaire de la maison Hachette, l’entreprise de Joseph Taupin s’associe à l’Imprimerie Paul Brodart. En 1957, leur production journalière s’élève à 175 000 livres ! Cette entreprise historique a définitivement fermé ses portes en 2010.

Reliure Jotau, breveté S.G.D.G.
Reliure Jotau, breveté S.G.D.G.

Cette reliure Jotau est un intéressant essai, cherchant à mêler innovation industrielle et esthétisme. En effet, cette reliure industrielle est un produit typique des recherches techno-artistiques Art Déco des années 1920. Joseph Taupin aurait même breveté son procédé de fabrication, ce qui paraît peu probable. On peut qualifier le travail de Taupin sur cette reliure « d’avant-gardiste » étant donné l’esthétique très recherchée pour l’époque, comparable à des créations plus contemporaines.

Les confrères de Joseph Taupin disaient de lui : « Taupin est à la reliure ce que Citroën est à l’automobile ».

By: Audrey Cosnier Les Trouvailles de la Librairie Tags: Alphonse Daudet, Art Déco, Edmond de Rostand, industralisation, Joseph Taupin, Jotau, reliure, roman, théâtre

7 Juil 2016

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Edition originale de L’écume des jours, de Boris Vian (1947)

Les amoureux de Boris Vian seront ravis de découvrir aujourd’hui une rarissime édition originale de son roman phare, « L’écume des jours« . Vous reprendrez bien un verre au pianococktail ?

Une édition originale de L'écume des jours
Une édition originale de L’écume des jours

Une fausse 7ème édition

Au 4e plat de la couverture d’origine, il est indiqué qu’il s’agit de la 7e édition de l’œuvre. En réalité, il s’agit bien de l’édition originale, en atteste l’achevé d’imprimer, daté du 20 mars 1947. Une stratégie des éditeurs de l’époque dont Gallimard usait pour stimuler les ventes en faisant croire à de nombreux tirages dus au succès ! Le livre broché possède toujours sa couverture originale et une jolie reliure en vélin blanc a été ajoutée à l’ensemble afin de mieux le protéger. Vous pouvez voir que le titre et le nom de l’auteur ont été finement peints à son dos.

7e édition fictive
7e édition fictive

L’écume des jours, une naissance difficile pour Vian

Pour rappel, Boris Vian est né en 1920 dans les Hauts-de-Seine. Bien qu’ingénieur de formation, il s’essaie à de nombreux genres d’art. Cela va de l’écriture de romans et de poésie, à la pratique de la musique (trompette, chansons, jazz) en passant par le cinéma et même la peinture. De constitution fragile, Vian ne se ménage pas pour autant jamais : il travaille ardemment à de nombreux projets et croque la vie à pleines dents. A seulement 39 ans, il décède d’un arrêt cardiaque pendant la projection de l’adaptatation au cinéma de son roman sulfureux « J’irai cracher sur vos tombes« .

En février 1946, Boris Vian décide d’écrire en secret son premier roman. Malgré le fait qu’il travaille toujours en tant qu’ingénieur, « L’écume des jours » est terminé en 4 mois et prêt à concourrir au prix de la Pléïade, avec lequel l’auteur espère se faire connaître du grand public. Il pense en effet remporter la 1ère place, car plusieurs membres du jury le soutiennent, notamment Jean-Paul Sartre, Jacques Lemarchand, Raymond Queneau et Jean Paulhan. Cependant, ce dernier change d’avis et incite les autres membres  du jury (parmi lesquels figurent Paul Eluard, Albert Camus, André Malraux) à décerner le prix à Jean Grosjean, à des fins politiques. A cette époque, l’éditeur Gallimard est soupçonnée de collaboration. L’auteur est déçu, à juste titre : « L’écume des jours », vendu à seulement quelques centaines d’exemplaires est un échec commercial. La rancoeur de Boris Vian se fera sentir jusque dans ses futures oeuvres et notamment dans « L’automne à Pékin » où l’on retrouve « Ursus de Jeanpolent » et « l’abbé Petitjean ». Aujourd’hui, « L’écume des jours » est considéré comme un classique de la littérature française et se retrouve régulièrement dans le programme scolaire !

L'écume des jours
L'écume des jours
Boris Vian, Ecume des jours, édition originale
« ‹ of 6 › »

Noël Arnaud a dit de lui : « L’oeuvre immense laissée de son vivant, et celle qu’il nous laisse, montrent qu’il écrivait vite, et regorgeait d’idées ; on doit ajouter qu’il travaillait dix-huit heures par jour, qu’il dormait peu et que ses vingt ans d’activité comptent double. Il a vécu plus vite et plus longtemps qu’aucun d’entre nous« .

By: Audrey Cosnier Les Trouvailles de la Librairie Tags: Boris Vian, édition originale, Gallimard, pataphysique, roman
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