Un texte génial et drôle et génialement drôle : Martiens, go home ! de Fredric Brown…
L’humour en science-fiction n’est pas toujours la chose la plus réussie qui soit… Deux exceptions : certaines pages du Guide du Routard Galactique de Douglas Adams, et TOUTES l’oeuvre de Fredric Brown !
En quelques mots, l’histoire : Luke Devereaux est un écrivain de science-fiction en pleine crise de la page blanche. Il décide donc s’isoler dans un petit cabanon en plein désert californien, pour se consacrer pleinement à son écriture, sans tous ces éléments perturbateurs de la vie quotidienne. Mais au moment même où une idée (forcément géniale) germe dans sa tête, on frappe à la porte. Il ouvre … et se retrouve nez à nez avec un être petit, humanoïde et vert, qui lui dit « Salut Toto, c’est bien la Terre ici ? » Les martiens ont débarqué !
Ils sont nombreux, ont des pouvoirs incroyables (voir dans le noir, et à travers les objets ou les murs, se téléporter, entendre des chuchotements à plusieurs kilomètres à la ronde…) mais le plus grave, c’est qu’ils disent toujours la vérité ! Et ça, l’Humanité est-elle prête à le subir ?
L’un des plus grands éclats de rire de ma vie de lecteur (Ah ! La scène de Roméo et Juliette !…).
Comme on dit : À LIRE AU PLUS VITE !
Commençons 2016 en revenant aux fondamentaux : Cristal qui songe, de Theodore Sturgeon !
Toute l’oeuvre de Theodore Sturgeon est à lire, pour son humanité et son interrogation sur l’Autre et sa différence, tout autant que sur son incroyable sens narratif, et ses histoires simples mais tellement prenantes.
Dans ce roman, un jeune garçon adopté, Horty Bluett, se voit renvoyé de l’école, parce qu’il a encore mangé des fourmis. Son père adoptif, un homme sauvage, brutal, et juge à la cour, le maltraite une nouvelle fois, « pour lui apprendre »… Las de toute cette violence, Horty fugue, emmenant son seul trésor : un Diable-dans-la-boîte (le seul objet qui ne l’ait jamais quitté depuis sa naissance). Il arrive alors au sein d’un cirque itinérant, remplis de femmes à barbe, de nains et autres freaks, tous d’une immense gentillesse. Mais ce cirque est dirigé d’une main de fer par Pierre Ganneval, un ancien médecin misanthrope…
Simplement : un chef-d’oeuvre…
Depuis quelques jours, l’équipe d’Abraxas a le plaisir de vous accueillir dans un nouveau lieu destiné à nos nombreux livres de poche d’occasion : avec près de 35 000 références, il fallait au moins ça !
Les rayons se remplissent déjà !
À partir de 1€, tous les genres, tous les thèmes. Nous avons choisi de les classer par édition et collection pour que chacun s’y retrouve et trouve son bonheur facilement. Et si vous avez besoin d’un conseil, nous sommes là !
Rendez-vous à La Pochothèque d’Abraxas-Libris au 6 Porte Bertault à Bécherel du mardi au dimanche, de 10h à 12h et de 14h à 19h.
Du cartonnage romantique au livre de poche, des contes de fées à la Steampunk en passant par la fantasy, la science-fiction et la littérature fantastique, 150 années d’édition d’oeuvres imaginaires. Quelques photos de la section contes et légendes pour vous mettre l’eau à la bouche. L’exposition vente est visible sept jours sur sept de 10 à 12 et de 14 à 19 heures. Attention l’exposition commence dans les vitrines qui donnent sur la rue !!!
Les libraires de Bécherel, les artisans du livre, les peintres, les galeries, les 30 bouquinistes extérieurs, les 15 auteurs invités, les expositions, les animations seront heureux de vous accueillir pour la 25° Fête du livre dont le thème est « Les Merveilleux Imaginaires ». Bientôt le programme.
Environ 60 titres viennent enrichir notre rayon Club du Livre d’Anticipation. A noter parmi les titres de ce club qui restera la Rolls des collections de S.F. en français : les deux volumes du cycle de Tschaï de Jack Vance avec sa carte, Pellucidar d’Edgar Rice Burroughs (vol. 1 : Au Coeur de la terre / Pellucidar ; vol. 2 : Tanar de Pellucidar / Tarzan au coeur de la terre ; vol. 3 : Retour à l’âge de pierre / Terre d’épouvante) avec sa carte. Ainsi que le chef d’Oeuvre D’Orson Scott Card : La stratégie Ender, volume qui, faisant partie de la fin de la collection, est plus rare que les autres. Le succès n’étant plus là les tirages avaient baissé.
Le samedi 3 décembre, après-midi, aura lieu dans les murs de la librairie une rencontre avec les éditions Ad Astra. Nous sommes très heureux d’accueillir l’éditeur (et également auteur) Thomas Géha, ainsi que Jean Millemann et Laurent Whale.
La fine équipe d'Ad Astra : Laurent Whale, les deux éditeurs et Jean Millemann
Venez nombreux rencontrer :
* Jean Millemann : Pour les amateurs d’imaginaire, Jean Millemann, c’est en tout premier lieu Bienvenue sur Fumeterre : un univers punk, flamboyant, intelligent. Et depuis peu, c’est aussi Sanshôdô : une oeuvre maîtresse, intelligente tout autant et magnifique. Car Jean Millemann est un grand auteur et un rare connaisseur du genre. Au sein des éditions Ad Astra, c’est un livre au drôle de titre qu’il nous propose : Sanshôdô (La voie des trois vérités). Imaginez : les extra-terrestres sont arrivés sur Terre. Et, juste parce que nous sommes des êtres doués de Raison, ils ont décidé de nous aider. Sans contrepartie. Mais les humains sont méfiants. Une caractéristique bien terrienne…
* Laurent Whale : Oyez ! Du bateau ! Voici un auteur haut en couleurs ! Rêveur aux thèmes flamboyants, cynique et drôle, Laurent Whale propose une oeuvre à son image. À la tête d’une myriade de nouvelles, et de (à ce jour) quatre romans, cet amateur et bourlingueur vient nous présenter Les Pilleurs d’âmes, un récit de piraterie en mode « space opera ». Toute première publication des éditions Ad Astra, ce roman a reçu il y a peu le prestigieux Prix Rosny Aîné 2011 (excusez du peu…)
Sans oublier Thomas Géha, auteur de nombreux romans, dans la belle et droite ligne de la grande littérature populaire, invité ici comme co-éditeur au sein d’Ad Astra. Mais bien entendu, il pourra vous dédicacer ses livres…
Le quinzinzinzili chez "édition spéciale" 1972, la première édition date de 1935 dans la collection Hypermonde
De la société du spectacle et de sa fin :
« Dans la période qui précéda immédiatement la deuxième guerre mondiale, l’opinion européenne sembla uniquement préoccupée de scandales qui n’avaient au fond qu’une importance minime, et auxquels d’ailleurs personne ne comprenait grand-chose… On ne pouvait jamais savoir sur le policier chargé de poursuivre les escrocs n’était pas à la solde du chef escroc, et l’on s’attendait à chaque instant à voir le ministre de la justice arrêté et conduit en prison par ses propres subordonnés… »
Ainsi commence le troisième chapitre de ce roman de Régis Messac. Je dois avouer que ce texte m’a évoqué une période plus récente. C’est la preuve de la modernité de ce court roman. Après avoir décrit rapidement et sans concession la vie sous la 3° république Régis Messac nous peint avec force les relations internationales de l’Europe et surtout de la France dans les années 30 : il cite Hitler, Léon Blum, Herriot et les journaux de son temps. Puis il imagine l’histoire de notre monde, les blocs qui s’affrontent et qui finissent pas se détruire. Se détruire totalement.
Si la première partie relève de la fiction politique, la seconde décrit le monde tel que le voit et le vit le narrateur : un « Monsieur tout le Monde » qui a survécu dans une grotte avec un poignée d’enfants. Ici l’auteur est acide, sans espoir et décrit la déchéance de l’Homme. La disparition de la civilisation. La plume de Régis Messac est dans ces pages proche de Delteil ou même de Céline. Certes, elle n’a pas la même intensité mais on y retrouve le même humour grinçant : « l’intelligence n’est pas très répandue dans le monde nouveau. Aussi on y est grand homme à bon compte. Les cavernicoles deuxième série voient du génie partout. Ils ont l’enthousiasme facile, et tombent en extase pour rien, devant les futilités, des niaiseries. Le moindre geste, le plus petit incident prennent des proportions épiques. » Le pessimisme qui en ressort est rendu léger par la verve mais le constat est grave et comme dans sa Majesté des Mouches les enfants régressent.
Alors pourquoi lire Messac. A cause du contexte historique et de son antériorité aux livres de la même veine et pour son écriture, surtout. Elle surclasse de loin les autres auteur de romans post-apocalyptique. La deuxième partie aurait pu être mis en scène par Blier. On cite souvent en rapport : Merle (Malvil), Golding mais tout ceux-là ont écrit après la seconde guerre mondiale au court de laquelle il trouva la mort, dans un camp de concentration. Quant à « La route » de MacCarty elle est reléguée au rang de superproduction américaine. On relira également pour faire le début du tour de la question « un cantique pour Leibowitz » (1952) de Walter M. Miller et » Les grands moyens » de Roger Ikor (1952), et Jacques Spitz : La guerre des Mouches qui lui date de 1938.
Nous alimentons en permanence notre rayon concernant la SF d’avant guerre et notamment les grands auteurs français comme Regis Messac. Pour les retrouver en ligne c’est ici et à la librairie ou vous trouverez en rayon tous les ouvrages disponibles des éditions ex-nihilo qui s’attache à rééditer toutes les oeuvres de Messac.
Le fantastique est à l’honneur, quelle horreur… Marabout, Néo… Des empires décadents mangés par la nécromancie (L’empire des nécromants) de Clark Ashton Smith aux bouges chinois habités par un dieu incarné dans un patron de la Mafia de Howard, des soirées d’enfer en perspective…
Le pacte, couverture de Nicollet aux éditions Néo
Pour en savoir plus notre vitrine numérique sur les éditions Néo : ICI.
Dernière minute : nous serons présents ce dimanche au Salon du Livre Populaire d’Elven (dans le Morbihan). Une occasion de plus pour vous rencontrer et vous faire découvrir notre passion pour la littérature de genre : populaire, science-fiction, fantastique, fantasy, roman historique…
Affiche du salon du livre populaire : "Fantomas"
Parmi les livres que nous présenterons, nous avons choisi de mettre l’accent sur quelques collections et séries :
Et dans le désordre, quelques publications diverses et autres poches, des éditions Marabout aux livres d’or de la science fiction, en passant par Alexandre Dumas, Jean Ray, et bien sûr quelques Souvestre et Allain…
7 Jan 2016
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Un texte génial et drôle et génialement drôle : Martiens, go home ! de Fredric Brown …
L’humour en science-fiction n’est pas toujours la chose la plus réussie qui soit… Deux exceptions : certaines pages du Guide du Routard Galactique de Douglas Adams, et TOUTES l’oeuvre de Fredric Brown !
En quelques mots, l’histoire : Luke Devereaux est un écrivain de science-fiction en pleine crise de la page blanche. Il décide donc s’isoler dans un petit cabanon en plein désert californien, pour se consacrer pleinement à son écriture, sans tous ces éléments perturbateurs de la vie quotidienne. Mais au moment même où une idée (forcément géniale) germe dans sa tête, on frappe à la porte. Il ouvre … et se retrouve nez à nez avec un être petit, humanoïde et vert, qui lui dit « Salut Toto, c’est bien la Terre ici ? » Les martiens ont débarqué !
Ils sont nombreux, ont des pouvoirs incroyables (voir dans le noir, et à travers les objets ou les murs, se téléporter, entendre des chuchotements à plusieurs kilomètres à la ronde…) mais le plus grave, c’est qu’ils disent toujours la vérité ! Et ça, l’Humanité est-elle prête à le subir ?
L’un des plus grands éclats de rire de ma vie de lecteur (Ah ! La scène de Roméo et Juliette !…).
Comme on dit : À LIRE AU PLUS VITE !